jeudi 8 septembre 2011

Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Jean Ping, Président en exercice de la Commission de l’Union africaine.


Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Jean Ping, Président en exercice de la Commission de l’Union africaine.


Monsieur le Président;
Je viens par la présente lettre vous exprimer, en tant qu’Africain soucieux du devenir de l’Afrique, mon indignation quant à votre politique au sein de la Commission de l’Union africaine. Cette indignation fait référence à votre gestion des deux crises majeures de ces derniers mois auxquelles votre commission a eu à faire face, la première la crise en Côte d’Ivoire et la seconde, en Libye  dont elles se sont soldées par des assassinats de masse, la deshumanisation de l’homme africain, de violentes répressions voire de graves violations de droit de l’homme et surtout l’humiliation flagrante d’un chef d’Etat africain et de son épouse, des personnes avec qui vous avez eu des relations fortes.
Je voudrais avant de porter mes observations sur votre politique, revenir sur mon rêve africain mon rêve pour l’Afrique, mon rêve d’être fier d’être noir comme je suis, dans ma peau et heureux de vivre et souffrir sur mon continent et que depuis votre gestion des crises sus-citées, je le vois brisé.
Le lancement de la création de l’Union africaine à Syrte le 9 septembre 1999 était pour moi le début du rêve africain. Je me suis dit, voila enfin, l’Afrique va se libérer du joug de la colonisation et de l’humiliation inimaginable dont elle fait l’objet par les puissances impérialistes. C’était pour moi aussi, le rêve de la fin du folklore africain des rencontres de l’OUA animés par les administrateurs africains de la France en Afrique. Je pensais comme mes amis des mouvements de la jeunesse africaine déjà à une organisation  décolonisée, forte et jouant le rôle d’union entre les peuples du nord, du sud, de l’est et de l’ouest de l’Afrique pour une ouverture réelle de l’Afrique sur le monde, pas par des images pathétiques de la misère, de la disette et des maladies sulfureuses mais par son poids économiques et sa bonne gestion des ressources naturelles pour satisfaire le rêve de toute notre génération, celles qui nous ont précédées et de celles à venir et, faire aussi que nous soyons joyeux, contents, fiers d’appartenir à l’Afrique comme nos frères et sœurs d’Europe, du Canada, d’Amériques et d’Asie. Je rêvais voir enfin que cela cesse la mort volontaire de mes frères et sœurs qui tentent à longueur de l’année l’aventure de la traversée de la méditerranée pour une vie meilleure en Europe ou se donnent en repas aux requins de la méditerranée. C’était cela mon rêve ! et je ne suis pas resté à ce stade j’ai œuvré et milité pour la renaissance africaine et de l’un de mes combats, ce fut la Charte de la jeunesse africaine dont j’ai avec mes amis de la jeunesse africaine jeté les bases à Bamako au Mali en 2005 et qu’elle traine aujourd’hui dans les administrations africaines sans effets réels, peut-être en document de bibliothèque.
Pour être honnête, monsieur le Président, depuis votre arrivée à la tête de l’Union africaine, tous mes amis combattants pour une Afrique unie se sont reculés et ont perdu l’enthousiasme d’avec votre prédécesseur. J’ai résisté, je suis resté sur les lignes à espérer que vous combleriez nos attentes avec votre esprit de grand diplomate, de visionnaire, d’homme à actions lentes mais à grands effets. Aujourd’hui, je rejoins le camp de mes amis qui ont quitté le bateau au même moment que le Président Alpha Omar Konaré. La crise en Côte d’Ivoire et puis en Libye me laissent comprendre que votre agenda et celui de l’Afrique sont opposés.
Monsieur le Président ;
Prouvez à l’Afrique que vous avez des bonnes intentions et que celles-ci sont réelles. Dites-nous que les Etats-Unis d’Afrique c’est pour demain. Dites-nous que nous sommes prêts pour la monnaie unique africaine, pour une armée africaine, un parlement réel africain, pour une identité unique en Afrique, la circulation des personnes et des biens du nord au sud de l’est à l’ouest. Donnez-nous des perspectives. Expliquez-nous pourquoi nos frères et sœurs sont morts en Côte d’Ivoire, dites-nous où sont passés le Président Laurent Gbagbo et son épouse. Parlez aux peuples d’Afrique, expliquez-leur leur futur, faites-les rêver, dites-leur où vous aboutirez au terme de votre mandat et expliquez-leur pourquoi tous ces morts en Côte d’Ivoire et en Libye et qu’est-ce que vous faites pour eux. J’ai des soucis immenses, des questions qui m’abondent et je voudrais que vous me donnez satisfaction et par-là, à toute la jeunesse africaine.
Monsieur le Président ;
Vous revenez de Paris où vous avez participé au sommet du Groupe de contact sur la Libye aux côtés du Président Sarkozy et tous ceux qui bombardent la Libye, donc l’Afrique. Vous avez été satisfait des résultats de la rencontre et au final, vous avez dressé votre bilan à travers votre communiqué de presse par la voie du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine. Vous êtes désormais heureux de recevoir à Addis-Abeba, les membres du CNT, Conseil National de Transition libyen, siégeant à côté des présidents africains et des dignes fils de l’Afrique comme Robert Mugabe. Vous êtes très satisfait !
La Commission de l’Union africaine est vraiment dans une impasse. Elle ne sait même plus ce qu’elle veut vraiment. Elle n’a même plus d’horizon. Elle semble être à l’image de l’OUA. 
Au demeurant, le Président de l’Union africaine a totalement oublié qu’il s’était opposé à se rendre à Paris au mois de Mars 2011 lors de la première réunion de Paris qui a jeté les bases de la destruction de la Libye souveraine.
Quelques jours après les pluies de bombes qui se sont abattues du 19 au 22 mars 2011 détruisant tout l’arsenal militaire de la Libye et tuant de centaines d’innocents civiles libyen, le Comité ad hoc de Haut niveau de l’Union africaine dont fait partir Monsieur Jean Ping, Président de l’Union africaine, a été interdit de survoler l’espace aérien libyen par ce groupe de contact sur la Libye dirigé par la France, pour rencontrer leur homologue Kadhafi pour discuter de la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union africaine. Les Africains, nos Chefs d’Etat en exercice, sont interdits de survoler leur propre espace aérien, sur leur continent…
Quelques semaines après, ce comité ad hoc a reçu l’autorisation minutée du Groupe de contact sur la Libye pour visiter la Libye et présenter sa feuille de route aux deux parties en conflit. Monsieur le Président, souvenez-vous de votre communiqué, vous avez exprimé votre quiétude sur la position de la Libye et de votre  ami Kadhafi de respecter la feuille de route de l’UA et de se mettre à l’écart de toute discussion et de l’autre côté, vous avez exprimé votre regret.
En effet, le regret était le langage diplomatique mais vous n’avez pas exprimé votre colère sur la façon dont vous avez été brutalisés à l’aéroport Begnin de Benghazi lorsque les renégats du CNT vous ont traité de nègres et que si vous tardiez sur leur sol, ils devaient en découdre avec vous comme ils l’ont fait dès le début de leur soi-disant révolution en égorgeant en pleine rue des Noirs comme vous. Sur les images des chaines de télévision, nous avons assisté au lynchage de votre véhicule par ces racistes, islamophobes et criminels de Benghazi donc du CNT.
Vous vous êtes opposés avec votre commission depuis le mois de février 2011 à toute intervention extérieure en Libye. Vous avez martelé cela à multiples reprises que la Libye est sur le sol africain et que c’est l’UA qui doit régler la crise libyenne. Les rencontres d’Addis-Abeba de mai 2011, de Malabo de juin 2011 confirme les positions régulières prises par l’UA et tous les Chefs d’Etat africain.
Avez-vous été une seule fois, entendu?
La supra-organisation africaine a été humiliée par la petite Ligue arabe et c’est sa décision qui a eu gain de cause et la Libye est passée de No Fly Zone, en champs de bataille et de ruine et, aujourd’hui la Libye est orientée dans une guerre durable dont les conséquences vont s’étendre dans les mois et années à venir sur toute l’Afrique et le cycle infernal de la colonisation va reprendre.  Que diriez-vous de votre bilan de passage à l’Union africaine ? Que c’est vous qui avez libéré la Libye ? La Côte d’Ivoire des dictateurs sanguinaires comme le peignent les génocidaires de notre continent que sont la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis d’Amérique qui n’ont pas toujours demandé pardon pour les millions de nos frères et sœurs, de nos grands-parents et aïeux qu’ils ont décimés et contraints à l’exile.   
Votre désir actuel de vouloir engager un processus de reconnaissance du CNT au sein de l’UA et par les Etats membres de l’Union africaine est un dénis de justice pour les victimes libyens, étrangers et africains morts innocemment sur le sol libyen dans un conflit national et une guerre internationale lancée par les pays impérialistes qui préservent leur intérêts sur l’Afrique que vous auriez pu éviter en  mettant en valeur l’Afrique, votre organisation, en imposant aux Etats-membres siégeant comme membres non permanent au Conseil de sécurité de s’abstenir de tout vote contre un pays africain quel que soit le sujet comme les pays permanents qui y siègent se font entre eux. 
Vous voulez ignorer que ces gens du CNT ont ruiné la vie des milliers d’africains, des enfants et des femmes qui vivaient en paix en Libye depuis plus de trois décennies, qui n’ont eu pour Libye que leur vrai pays et qui du jour au lendemain, se retrouvent sans repères. Voulez-vous ignorer que ces renégats et clowns libyens affichés  par monsieur Sarkozy viennent de commettre un génocide sur nos frères et sœurs libyens, noirs libyens et sub-sahariens que vous avez rencontrés pendant cette crise lors de vos précédents séjours en Libye à Bab el Aziziya la demeure du Guide libyen en les traitant de mercenaires de Kadhafi. Voulez-vous ignorer que vous devez en tant que premier africain, leur demander des comptes et lancer une enquête sur les disparus libyens et étrangers. Avez-vous ignoré votre très cher ami Kadhafi que vous consultiez à bout de champs sur les questions africaines ? Avez-vous oublié tout le soutien qu’il vous a apporté à votre candidature à la tête de l’UA ? Lui avez-vous poignardé derrière le dos comme l’a déjà fait l’un de ses amis président de l’UA… Où est passé le rapport de la Commission d’Enquête conjointe Union africaine et Parlement africain que j’ai personnellement reçue dans mon bureau à Tripoli ? Sur quelle base l’UA devrait se fonder pour recevoir le CNT à Addis-Ababa… élu par le peuple libyen ? Une émanation du peuple libyen ? Et la feuille de route de l’Union africaine, où est-elle ?
Monsieur le Président, quelle histoire voulez-vous laissé à la postérité africaine ?
Pour le moins, je vous fais tenir le rapport trimestriel de la Commission d’Enquête Non-gouvernementale que j’ai eu le privilège de gérer et j’ose espérer qu’il pourrait vous être utile.
L’Afrique va très mal. Et la Commission de l’Union africaine semble ignorer qu’elle doit donner des comptes aux peuples africains sur ses actions. L’Union africaine n’est pas seulement pour les Chefs d’Etat africain, c’est pour tous les africains, pour nous, pour tous ces africains déportés de gré ou de force que vous avez reconnus au sein de la 6ème région d’Afrique. A nous tous, vous devez des comptes. Aussi longtemps vous nous ignorerez, nous jetterons les bases d’une nouvelle Afrique différente de celle que vous percevez mais de celle que nous, Africains de l’intérieur et de l’extérieur, percevons. Nous voulons la liberté, la décolonisation, le retrait de l’Afrique des organisations internationales qui ne nous honorent pas, qui ne nous reconnaissent pas, qui nous méprisent. Nous refusons toute subvention extérieure et nous voulons l’Afrique pour nous Africains.
La jeunesse africaine dont je fais partie vous demande de lancer un forum de discussion sur le site de l’organisation pour donner une tribune libre aux Africains de toutes couches confondues. Nous vous demandons de sortir des arcannes de l’administration pour être plus prêt de nous. Ne démesurez pas notre silence car notre prochaine révolution ne sera pas annoncée.
Vous souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.


Gilbert NKAMTO
- Secrétaire général du Mouvement Démocratique Panafricain pour la Renaissance (MDPR)
- Co-Coordinateur de Synergie Jeunesse Afrique
- Membre partenaire du Réseau RAPAD-CEMAC

lundi 18 juillet 2011

Vrais panafricanistes face a Sarkosy: que faire?

Michel Lefebvre

S’il y a une chose que la France a très bien réussi dans ses ex colonies c’est l’aliénation psychologique de bon nombre d’intellectuels africains. Il n’est pas rare de trouver des africains au quotient intellectuel hors norme se complaire dans une attitude défaitiste lorsqu’il s’agit d’explorer les voies et moyens de la décolonisation économique de nos pays respectifs. La France s’étant assurée de la réussite de sa politique de domination psychologique sur une grande partie des élites africaines condition sine qua none de sa visée expansionniste brutale elle peut donc en 2011 à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication continuer sa politique d’asservissement du peuple africain à coups de mitraillettes et de missiles en tout genre. Comme l’a dit le Président Poutine c’est à une vraie croisade de l’occident contre les « sauvages » que nous assistons aujourd’hui . Croisade conduite sous la houlette d’un seul homme qui rêve de grandeur et de reconnaissance planétaire.

Sarkozy est l’homme qui veut perpétuer le cannibalisme économique de la France en Afrique mais sans la manière policée de ses prédécesseurs qui faisaient miroiter des choses à nos dirigeants avant de nous saigner. Sarkozy lui est si arrogant, si imbu de lui-même, si raciste, si avide de pouvoir et de reconnaissance qu’il ne s’accommode même plus de fioritures. Sarkozy pratique sa saignée économique concomitante à une strangulation de manière violente envers les africains. Il ne discute plus avec nous, il choisi un ou des collabos intérieurs et ensuite le(s) nous imposent violemment, brutalement et j’ajouterai même de manière génocidaire à coup de bombes et autres objets de la mort. Sarkozy nous viole dans notre amour propre et dans ce que nous avons de plus cher c’est-à-dire notre dignité. Mais s’il semble réussir pour l’instant c’est parce que comme toujours il y a des africains qui s’allient aux colons occidentaux dans leur  lutte d’asservissement perpétuel des autres peuples. A ceux qui croient que c’est mû par la volonté de démocratiser le continent qu’ils agissent de la sorte je poserai cette question « de qui le conseil élyséen de Libye pompeusement dénommé CNT tient-il sa crédibilité ? » les rebelles libyens ont-ils gagné des élections ? non.   Représentent ils vraiment le peuple libyen ? non. Alors au nom de quoi sont ils organisés, financés et armés par Sarkozy en violation flagrante de la résolution de l’ONU qu’il a lui-même fait voter? Tout mais certainement pas au nom de l’idéal démocratique du dictateur français. D’ailleurs la France n’a pas vraiment intérêts à voir la démocratie réellement s’instaurer en Afrique.


La France ennemie de la démocratie en Afrique francophone

La démocratie est couramment définie comme « un régime politique dans lequel le peuple exerce la souveraineté ». Le peuple souverain est donc libre de se doter des dirigeants de son choix à des périodes définies pour éviter l’instauration d’une anarchie institutionnelle qui n’aurait pour effets que de mettre à mal lesdites institutions. Ce même peuple ne devant pas non plus être obligé d’en changer tant que les dirigeants agissent pour son bien être. Si nous sommes d’accord sur cette définition alors nous reconnaitrons que logiquement le peuple étant détenteur exclusif de sa souveraineté, ceux qu’il choisi à un moment donné pour le représenter doivent lui rendre compte mais surtout agir pour son intérêt exclusif. Comme il est évident que la multiplication des interlocuteurs du peuple peut être source de troubles majeurs alors on décide d’une autorité suprême qui agit et dirige au nom du peuple par le peuple et pour le peuple.  Personnellement je pense que si 70% de tout ce qui est dit ci-dessus se réalise alors on peut dire qu’on applique la démocratie car la perfection n’est pas de ce monde.  Si l’Afrique francophone s’astreint à ce schéma il devient évident que les présidents africains ne seraient plus obligés de faire suite aux attitudes mafieuses des gouvernements français.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le Président qui devra son élection à son peuple et non à la France sera libre de gérer ses ressources naturelles pour le bien être de ce peuple duquel il tient son pouvoir et donc sa crédibilité. Il pourra donc dire non au bradage de ses ressources à vil prix, non au recours à l’endettement excessif proposé par les puissances occidentales et leurs organisations financières  comme panacée aux problèmes économiques à des présidents marionnettes, non au manque de considération et de respect de l’occident envers son peuple. Ainsi il pourra librement agir et le  peuple le lui rendra aussi bien. La symbiose entre le peuple et son dirigeant suprême conduira nécessairement au développement économique du territoire sous son autorité. Kadhafi l’a réussi en Libye comme l’atteste les lignes qui vont suivre et même la page wikipédia de la Libye : « les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. Les réformes ambitieuses des dernières années ont produit une croissance forte (…) Le défi principal est de maintenir le rythme des réformes en cours visant entre autres à réduire la taille de l’État. » dixit  Dominique Strauss Khan alors DG du FMI le 18 novembre 2008. Encore plus loin dans la même section on peut lire Le 15 février 2011, un rapport du FMI, résumé par son directeur, loue la bonne gestion par le colonel Kadhafi, l’encourage à « continuer d’améliorer l’économie », mentionnant son « ambitieux agenda de réformes ».   Le peuple libyen ne manquant de rien sauf d’un peu plus de liberté de parole il eût fallu d’autres choses qu’une guerre destructrice et ravageuse pour l’obtenir. Hélas Sarkozy en a décidé autrement tout simplement parceque la démocratie qui s’exerce au profit des africains n’arrange pas les politiciens occidentaux en général mais surtout français en particulier.

La démocratie en Afrique vu de Paris

Pour mieux protéger et sécuriser son systèmes mafieux Sarkozy comme ses prédécesseurs préfère faire élire des pantins locaux ou adouber des putschistes comme Présidents. Une fois le Préfet africain installé il est loisible à la France de lui faire accepter tout et n’importe quoi pour que son pouvoir soit garanti. C’est ce qui a été fait de tout temps et c’est ce qui continue aujourd’hui. Cependant il arrive de temps à autre que le système se grippe et qu’un intrus vienne menacer l’exécution de la symphonie française de pillage systématique du sous sol africain. Il y a un peu plus de 20 ans lesdits irrévérencieux étaient tout simplement exécutés ou mis sous l’éteignoir à la faveur d’un coup d’état  « salutaire »,  les putschistes reçus en grande pompe à Paris et le tour était joué.  Mais la prise de conscience des peuples  et de nombreux militaires africains rendant cette méthode de moins en moins efficace, la France (en réalité c’est tout l’occident qui le fait) s’adapte et  procède d’abord par la mise sur pied d’une rébellion qu’elle entretient et promène partout afin de la faire accepter. Ensuite suffisamment équipée cette pseudo rébellion est poussée/aidée (c’est selon) à prendre des territoires afin d’obliger le gouvernement récalcitrant en cas d’échec du coup d’état à des négociations qui conduiront tout droit à des élections qui se termineront par un braquage électoral . La France s’assure toujours d’être aidée en cela par une certaine élite africaine psychologiquement mise sous l’éteignoir par l’intelligentsia française. Et lorsque la supercherie ne passe pas comme en Côte d’Ivoire ou en Libye alors devant l’incapacité notoire de ses valets locaux à finir le travail, Sarkozy réprime violemment et sauvagement l’envie de liberté économique des dirigeants ivoiriens ou libyens avec ses armes de destructions massives sous de fallacieux prétextes.

Une fois le viol de notre dignité réussi, Sarkozy a vite fait d’installer un pouvoir fasciste à Abidjan qui applique des méthodes dignes de Staline (exil à l’intérieur des frontières dans des prisons inhumaines, brimades, tortures en tout genres, atteinte à la liberté de la presse, viol extorsions et autres intimidations envers les pro Gbagbo etc…) en ce moment en Côte d’Ivoire. Ce règne étudié de la terreur est un avertissement aux autres pays d’Afrique noire francophone à qui il viendrait l’idée d’un plus grand bol d’air frais. 

Que faire ?

Devant tant de mépris, tant d’absence d’égard et de considération mais surtout la non reconnaissance de notre légitimité à agir par nous et pour nous mêmes et le risque de voir l’Afrique noire francophone demeurée au même niveau de sous développement dans 50 ans, que devons nous faire?

Nous avons le devoir de réagir, nous avons le devoir de tuer en nous toute peur et de nous mettre au firmament des méthodes françaises pour engager la lutte, la vraie cette fois ci de la libération thttp://fr.mc279.mail.yahoo.com/mc/welcome?.tm=1310904691#Ins%C3%A9rer%20un%20lienotale de notre continent du joug économique occidental en général mais surtout français en particulier en ce qui concerne l’Afrique noire francophone.

Si nous échouons en Côte d’Ivoire alors on aura condamné à jamais l’Afrique noire. Est-ce ce que nous voulons ?

mardi 28 juin 2011

Afrique: Tout se Joue Désormais en Libye.

 Par Gilbert Rocheteau
L’Afrique n’a pas besoin du Tribunal Pénal International ni moins de l’Organisation des Nations Unies. 

Depuis le début des événements qui se déroulent en Libye, l’Afrique –je veux dire -  le continent africain a joué non seulement un rôle négatif lorsqu’il ne le fallait pas mais elle a montré la fragilité de son unité amorcée depuis le 9 septembre 1999 à travers le vote du Conseil de Sécurité qui a accouché la résolution 1973. 

Le mensonge et la désinformation des média oppresseurs, corrompus et marchands des milieux bourgeois et affairistes liés aux réseaux de l’intelligence des monarques du golfe et des pays impérialistes ont contribué – si je peux le dire – à phagocyter l’opinion internationale sur la question libyenne de façon à cautionner un laisser-faire légitime dont les résultats aujourd’hui se font ressentir sur la vie d’un peuple, naguère en pleine évanescence. Comme je disais précédemment, le même leitmotiv mensonger a été établi de façon à permettre l’irréparable sur le dossier ivoirien. L’unité africaine a été aussi mise en épreuve et par la suite elle a été mise en branle avec la délivrance de l’acte d’arrêt immédiat du président ivoirien Laurent Gbagbo cautionnée par l’ONU et exécutée par le colon, la France. 

L’humiliation est frappante le 11 avril 2011 à 15h13! Certains africains ont applaudi ce jeu de radins… suivons comment le colon parle à travers son media : « … Laurent Gbagbo a été arrêté lundi. Emmené à l'Hôtel du Golf, résidence d'Alassane Ouattara, celui-ci semble avoir été bien traité, ce qui ne semble pas avoir été le cas de tout le monde. (…) Les soldats ayant capturé Gbagbo ayant reçu l'ordre de le capturer en vie, et d'assurer sa sécurité, l'ancien Président sera immédiatement revêtu d'un casque et d'un gilet pare-balles. Sa femme, Simone, n'a pas eu droit au même traitement. Elle a été frappée et insultée. » http://www.lepost.fr/article/2011/04/12/2464231_video-les-images-de-l-arrestation-de-laurent-gbagbo.html
 
Les soldats ayant capturé Gbagbo : le président d’un état souverain africain est devenu un animal qu’on capture… et alors, sa femme, Simone, n'a pas eu droit au même traitement. Elle a été frappée et insultée. Voila que l’ingrédient est mélangé pour faire forte saveur à la sauce. 

Pauvre Afrique !  

Ceux des africains qui ont porté un regard salutaire à cet acte effroi ont cru avoir rempli leur mission cependant, ils ont par leur ignorance ré-ouvert les portes au loup. 

Mais l’histoire nous rattrape et nous revivons les arrestations humiliantes que nous avons connues pendant les années des indépendances africaines où nos leaders indépendantistes avaient été arrêtés, voire apprivoisés comme des animaux en pâture, torturés, ligotés, égorgés vif, la tête accrochée à une tige et promenée le long des rues de nos villes pour symboliser le triomphe du plus fort sur l’intrépide, le nègre qui ne veut pas obéir aux ordres de son maître. Voila comment des indépendantistes comme Ruben Um Nyobe du Cameroun ainsi que ses compagnons de lutte furent sacrifiés sur l’autel de la résistance africaine.

En 2011, 51 ans après, l’Afrique semble être en train d’assister de manière impuissante à la nouvelle décapitation du continent. En  tout, cas c’est le même scenario qui se reproduit avec les mêmes personnages mais de façon différente non plus parce que Berlin de 1884 l’a consacré avec pour objectif d’aller annoncer la bonne nouvelle aux animistes et indigènes africains mais cette fois, avec Londres 2011 où la conduite la plus appropriée c’est le message par les bombes derrière le tremplin de la démocratie.  

Certaines analyses sur la pensée politique africaine démontrent bien que, la pensée politique africaine se démarque par rapport aux enjeux politiques majeurs de l’heure aussi bien sur le plan africain que sur le plan mondial. Les condamnations des mouvements sociaux africains, des mouvements intellectuels et des acteurs sociaux, de la diaspora africaine sont un signe que l’Afrique prend du recul par rapport aux fausses tendances au bouleversement que le colon veut imposer à tout un continent. C’est aussi le signe que quelque chose se tisse dans l’antichambre et que, la dynamique lancée en 1999 ne doit pas faire marche en arrière, qu’elle va aller jusqu’à l’établissement des États-Unis d’Afrique dont Mouammar Al-Kadhafi à nos jours en fait les frais.  
Le Professeur Jean-Paul Poungala n’est pas passé par quatre chemins lorsqu’il a écrit « Les Vraies Raisons de la Guerre en Libye » pour démontrer que l’avenir de l’Afrique se jouait en Libye et que Kadhafi ne prenait que les coups de ses nombreuses initiatives qui concourent à la libération du continent du poids de la colonisation qui pèse sur elle.

L’Afrique aurait-elle compris qu’elle a fait fausse route sur la Côte d’Ivoire et qu’elle ne doit plus faire l’erreur sur la Libye ? Les velléités des tout-pour l’intérêt semblerait être la tendance qui infirmerait ma question mais je pense que l’Afrique n’a pas droit à l’erreur en départageant son avis sur la question libyenne car le loup est là, aux aguets, et après la Libye, elle va détruire tout sur son passage. Et le professeur Jean-Paul Poungala de conclure « La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et à en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres. »
 
L’Afrique se reprend-elle en mains après les erreurs commises par certains pays africains en soutenant des pseudo-mouvements insurrectionnels et colorés ?  Faut-il dire qu’il se fait déjà tard après tant de morts innocents tombés sous les bombardements assassins de l’OTAN et de ses alliés du club des guillotineurs de l’humanité ?
Au lieu de tergiverser sur la question, je dirai que les effets de la médiocrité de la diplomatie africaine sont en train de se faire ressentir avec la mort silencieuse et irréalisable de la Côte d’Ivoire, et le crime contre l’humanité qui se perpétue en Libye par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de ses alliés du club des guillotineurs de l’humanité, de l’impérialisme et du colonialisme et ce, sous le regard impuissant de l’Afrique et des Africains. L’OTAN assassine le peuple libyen. Il tue et jette son dévolu sur la conscience africaine. 

L’objectif des États dirigeant l'OTAN est de tout détruire pour se ménager les marchés de reconstruction pendant la réalisation desquels ils auront la possibilité de se maintenir sur place en coachant un système électoral accommodé à leur goût. Les dirigeants tiers-mondistes issus de ce genre de scrutin sont démonétisés avant même d'avoir commencé. 
Ce qui se passe en Libye est impardonnable et intolérable et les nations qui attisent le feu pour braiser le corps libyen doivent tôt ou tard répondre de leurs actes. Ce n’est pas en effet le seul corps libyen, c’est le corps de l’Africain qui est ainsi braisé. C’est l’Afrique qui se brûle au-delà de tout contentieux qui peut lier les parties belligérantes.

En 42 ans de regard paternel sur son peuple, Mouammar Al-Kadhafi assiste de son vivant à l’horreur inimaginable de son règne, pris dans les mailles d’une conspiration hétéroclite mêlée des criminels de l’OTAN, des monarques du golf et des anarchistes au relent xénophobe de la prétendue révolution démocratique libyenne aux intérêts diffus mais donc la caractéristique porte la marque du colonialisme. 

Depuis quand l’OTAN soutient-il la démocratie ou alors, est-il mieux placé avec les pays qui le composent de parler de démocratie à l’Afrique ? 

Les Africains doivent comprendre que c’est l’avenir de l’Afrique qui se joue en Libye et sur deux fronts : l’ONU (Organisation des Nations Unies) et le TPI (Tribunal Pénal International).

Elle n’a plus de temps à perdre ni de réflexion à se faire… c’est de tout simplement quitter sans délais l’ONU et claquer définitivement la porte au TPI, puis ouvrir le Tribunal Pénal Africain pour les réfractaires Africains.
Au jour d’aujourd’hui, la récente inculpation de Mouammar Al-Kadhafi confirme les déclarations qui ont été faites sur le caractère impartial de cette cour et qu’elle n’était établie que pour punir les insoumis du tiers-monde. Les leaders politiques africains, les chefs d’état africains n’ont plus de choix devant la détermination de l’Afrique à se passer de la fourberie coloniale. Ceux des leaders africains qui ne veulent pas suivre cette vision de l’Afrique seront contraints par la rue africaine de quitter le pouvoir et laisser place aux autres. 

Trop c’est trop ! L’Afrique en marre de cette humiliation qui date de la période de l’esclavage. L’Afrique mérite mieux que ces images pénibles et douloureuses qui la portaient.