Gilbert NKAMTO pour le CEREDD /
Centre Européen de Recherches et d’Etudes sur
la Démocratie Directe /
2014-07-20
Nul n’est désormais plus épargné,
ce n’est non plus seulement la guerre des militaires africains contre les
mouvements sectaires, djihadjistes et terroristes. Ce qui était encore hier
observé chez les autres, en Asie notamment avec un regard médusé des Africains,
est bel et bien désormais chez nous en Afrique. Il n’est pas visible, on ne le
connait pas et on ne sait jamais par où il arrive, s’en va ou revient. Ils ont
appelés cela, la guerre asymétrique. La guerre invisible, disparate, touffue,
saignante et sanglante. Elle entraîne avec elle, les victimes qu’ils soient
enfants, vieillards, femmes, filles, garçons sans distinguo. Elle ne se déclare
jamais mais elle agit et quand elle agit, elle fait de nombreuses victimes. Ces
victimes, sont très souvent méconnaissables car décomposées et étalées en
morceaux de chair de viande. Elle crée l’horreur, cette horreur s’accompagne de
la douleur des familles et tous, on l’attribue à quelque chose : le
terrorisme.
Le terrorisme, il est
transporté chez nous depuis février 2011. Depuis l’invasion en Libye par des
hordes de barbares, des gens crapuleux encadrés par Nicolas Sarkozy, David Cameron
et Barack H. Obama qui, amenés par leur très célèbre philosophe français,
osons-le dire sioniste Bernard Henry-Levy, l’Afrique est devenue la nouvelle
terre promise des mouvements terroristes. On le savait depuis 2001 que c’était Al-Qaeda
qui, depuis l’Afghanistan faisait peur à la toute puissance américaine en la
combattant pour son ingérence dans les affaires intérieures de l’Afghanistan,
de l’Iraq et du Pakistan. Leur combat n’est plus seulement dans ces pays, il est
désormais transposé chez nous. Or chez nous, ce n’est pas les États-Unis d’Amérique,
ni la France et l’Angleterre où il devait être mené. On se demande donc
pourquoi cette transposition de la lutte d’Al-Qaeda plutôt en Afrique. On se
demande aussi si effectivement ce terrorisme était vraiment contre les USA et
leurs alliés ou simplement il était diligenté par ces pays nommés contre les
lieux où ils aspirent mener leur prédation.
Découvrez avec moi des
photos d’explosifs adaptés à la minuterie du téléphone portable, actionnable à
distance, saisis en grande quantité chez trois djihadjistes yéménites et
somaliens. Selon les informations recoupées chez eux par les forces africaines présentes
à Mogadiscio - d’après les informations recueillies par nos sources - des
milliers d’exemplaires ont été confectionnés, assemblés ou séparés et expédiés
au Mali, au Nigeria, au Soudan, en Somalie, au Yémen, en Palestine, au Kenya et
à de nouvelles destinations aux fins des basses besognes. Ils sont depuis un
certain temps utilisés au Kenya à qui les terroristes reprochent, sa
participation dans la lutte contre les Shebaabs somaliens.
On se demande bien comment de tels engins tueurs peuvent aller d’un pays à l’autre sans qu’ils ne soient découverts par les satellites et les drones américains et alliés et stoppés depuis leur point de départ et de fabrication… arrivent-ils par contrebande ? Avec l’aide des renseignements extérieurs ? Nos renseignements ? Une ou des complicités internes ? Et pour quel but à atteindre… ?
En s’interrogeant sur le fait du pourquoi on en est arrivés là, le temps nous donne raison justement, que la persistance actuelle des pays comme la France de Hollande et les USA de déplacer leur armées dans nos territoires, dans le désert du sahel et du Sahara pour « combattre le terrorisme » n’est à nos dépens qu’une poudre à l’œil pour encercler nos ressources minières et naturelles qui se trouvent dans ces zones riches en matière première tant convoitées. Ces pays, en nous envoyant la horde des barbares sur notre continent, savent qu’ils nous forcent la main pour accepter à nouveau sur nos territoires, leurs armées coloniales à un moment où avec le désormais feu Kadhafi, l’Afrique voulait s’en débarrasser. Du coup, la France devient généreuse au Mali, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Tchad, en Centrafrique mais en Libye où elle a semé l’apocalypse, elle ne peut pas s’y poser la valise car elle sait très bien que là, Abou Sofyan Bin Qumu et Abdelhakim Belhaj vont trancher, tête après tête, les soldats français. Donc elle continue à foudre son bordel là où la paix existe et où elle a perdu le droit de vol et d’étranglement des peuples pour s’accaparer de leurs richesses.
A nos valeureux soldats
africains, qu’ils soient au Mali, au Nigeria ou au Cameroun, votre combat est
le nôtre. Il se passe que la bataille ne se trouve plus seulement sur les
champs militaires… il se trouve cependant aussi que depuis l’avènement du millénaire
et de la technologie des masses, depuis 2011, le combat s’est déplacé sur différents
terrains… sur terre, en l’air, en mer où vous maîtrisez le mieux. Sur le champ des
TIC, nous nous sommes constitués en combattants pour être à vos côtés, des « militaires
civiles » qui combattent pour la prise de conscience, mais cette fois-ci,
de la conscience africaine, pour éviter que nombreux de nos frères et sœurs ne
se jettent dans cette soi-disant guerre qui ne sera jamais la-leur mais celle
des néo-colons.
Cette bataille est et doit être coûteuse. Mais l’objectif n’est pas de céder à la tentation mais de bouter hors d’état de nuire ces armées étrangères qui arrivent sous de faux prétextes de vous former alors qu’au contraire elles viennent pour vous déformer. Elles sont avec leurs djihadjistes, les gens que nous devons combattre avec acharnement. Ansar Dine, Mujao, Boko Haram, Al Shabaab et cie, ne sont que les bras séculiers de ces armées coloniales qui viennent spolier nos richesses et nous les vaincrons !
Peuples africains, soyons vigilants
autour de nous… un explosif peut être tout près, alertons l’armée.
Photo : explosifs des terroristes
djihadjistes en Afrique …
(*) www.gilbertrocheteau.blogspot.com
Correspondant du CEREDD à Tripoli, puis
Yaoundé.
Secrétaire général du Conseil Panafricain du
MDPR /
Mouvement démocratique panafricain pour la
renaissance
Administrateur d’EODE Zone Afrique



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