lundi 26 mai 2014

Edito de Gilbert NKAMTO : L’Impérialisme est un Fléau de Destruction Massive contre l’Humanité.

L’impérialisme a été depuis la découverte scientifique et technique, l’un des fléaux contre l’humanité qui trouva son paroxysme à la fin de la deuxième guerre mondiale sous le fameux plan Marshall. 69 ans se sont écoulés, le monde ne s’est pas débarrassé de ce grand fléau. Ses défenseurs, les Etats-Unis en tête, soutenus mordicus par la Grande-Bretagne, le Canada et leurs pantins les pays européens de l’Union européenne et quelques valets arabes qui garantissent leur survie en s’alignant, ne cessent de manquer d’ingéniosité pour faire perdurer le chaos où ça leur plait.   

Les bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki n’ont pas pu servir à l’impérialisme de repenser une politique humaniste fondée sur la valeur et le respect de l’Homme. Elles ont plutôt continué à assurer la domination des Hommes et leur soumission puis leur abrutissement. Cet impérialisme s’est développé et a donné naissance à l’impérialisme des bombes de destruction massive, l’impérialisme des embargos, l’impérialisme des coups d’Etat, l’impérialisme de la démocratie, l’impérialisme d’Al-Qaeda et aujourd’hui, un nouveau type est né, très récemment en 2011, en Syrie et Libye, l’impérialisme djihadiste ou de la terreur.

Quelle leçon l’humanité pourrait-elle attendre des défenseurs de l’impérialisme ?

# L’impérialisme des coups d’Etats les plus célèbres…

Regardons le président Achmed Sukarno en Indonésie: Il était l'homme qui a appelé tous les pays africains et asiatiques, et les nations de couleur, de se réunir ensemble à la Conférence de Bandung en 1955 pour discuter de la méchanceté de l'Occident contre les nations les plus pauvres de la Terre. Combien de milliers de vies ont été sacrifiés pour renverser Sukarno dans un coup d'Etat orchestré par la CIA? 250.000 à 500.000 morts!

Le complot d'assassinat contre Fidel Castro de Cuba, Patrice Lumumba du Congo, Ngo Din Diem du Sud-Vietnam, François «Papa Doc» Duvalier d'Haïti... ce sont des milliers de vie qui ont péri pour faire valoir la prédominance de l’impérialisme que conduisent les USA depuis le plan Marshall.

# Le complot machiavélique de notre ère…

L’assassinat macabre de Tomas Sankara, l’effroyable assassinat de Saddam Hussein en plein jour de la Fête de l’Eid el-Kabîr (la fête du mouton), l’acte odieux, cupide, cruel et revanchard de l’impérialisme.   
Kadhafi, le père de l’Afrique, reprenant le flambeau des Hommes morts par la lâcheté de l’impérialisme dont Kwame N’Krumah, Gamal Abdelnasser, Lumumba Patrice, Ernest Ouandié,  est assassiné en plein jour devant les cameras de ces poltrons et lâches, cupides assassins et défenseurs de l’impérialisme avec la même haine, la même rengaine, la même lâcheté, la même froideur de la pire des époques de l’histoire noire des peuples noirs d’Afrique. Cruel, le mot ne ressort pas car il garde en lui la haine du Nègre que je suis envers cette race orgueilleuse d’elle qui défend l’impérialisme et qui rumine béatement et tous les jours, les mots de la démocratie et de la bonne gouvernance comme si de lui, on attendra l’humanisme. Haine, que veux-je, haine contre l’impérialisme et ses défenseurs. Ce sont des milliers de vies qui sont sacrifiés ainsi, sous le prisme de l’impérialisme avec le même style et la même froideur tel et si bien que du 17ème  siècle au 21ème siècle il n’y a rien qui diffère dans les mêmes méthodes exécrables d’abrutissement des peuples et d’extermination des vies. C’est la même tactique, ça n’a pas changé et ça ne semble pas changer et ça ne changera pas si l’histoire des peuples opprimée ne se transforme en conquête et triomphe.

#  L’impérialisme djihadiste

Finie l’époque où les défenseurs venaient ouvertement s’immiscer dans les affaires intérieures des Etats. Fini également l’époque où ils venaient directement à vos portes portant dans la mallette les notions de gouvernance et de démocratie.

C’est l’époque où l’impérialisme déverse à vos portes des bandes déchaînées de barbares, d’assassins formés en Afghanistan, au Pakistan, Yémen, en Syrie, en Tchétchénie, en Colombie et qui   viennent vous dicter la nouvelle vision du monde qui se dessine derrière la croyance au djihadisme dont les préceptes sont l’enlèvement, l’égorgement, la tuerie de masse, le tranchement des têtes et  l’éventrement.
Cet impérialisme est contributif à la nouvelle expansion de la terreur et de la conquête des richesses des peuples et s‘affirme par l’envoi des drones que seuls peuvent diriger les impérialistes et dont les missions consistent à amplifier les assassinats de masse dans le seul but de retrouver un djihadiste qui fait la loi de la terreur. Mais l’objectif est autre !

Pourquoi le monde opprimé ne s’insurgerait-il pas contre ce monde impérialiste et dirigé par des impérialistes sans foi ni loi ? Pourquoi le monde ne se jetterait-il pas au pied de l’Ours rouge ou du Dragon de l’orient pour se protéger contre ces fauves, ces bêtes, ces carnivores de l’apocalypse ? Et Paul Craig Roberts, l’ex-Secrétaire d’Etat américain au trésor de conclure : « Tous les pays sont fatigués de l'intimidation de l'Occident. Les machinations occidentales, l'arrogance de supériorité qu’a Washington vis-à-vis du reste du monde. Il n'y a pas longtemps que le président Obama a déclaré que les États-Unis est le pays exceptionnel. Cela signifie que nous d'abord et le reste du monde en second. D'autres personnes n'aiment pas être considérées de deuxième classe, donc je pense que c'est le début de la transformation qui a longtemps été implicite dans l'organisation connue sous le nom de BRICS. Cela commence à se former et être une vraie chose »

A bon entendeur, salut ! 

lundi 24 février 2014

Charles Ateba Eyene : Aurais-tu Emporté avec Toi Ton secret ?

Par Gilbert Rocheteau.
Dr. Charles Ateba Eyene 

Une mort - une tragédie
Depuis le 21 février 2014 que, comme tout camerounais, j’entendais courir la rumeur selon laquelle Dr. Charles Ateba Eyene venait de rendre l’âme au CHU de Yaoundé (Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé), c’était pour moi trop brut pour être vrai. 

Primo parce que mon attention était dirigée sur la Côte d’Ivoire où certaines sources avançaient la nouvelle du décès du Président Ouattara depuis la France et ensuite parce qu’il n’y avait pas de signes avant-coureurs qui pouvaient indiquer dans la société camerounaise l’imminence d’une telle tragédie pour le Cameroun. Car Charles Ateba, incarnait pour beaucoup, la Voix des Sans Voix.

Je parle de ‘tragédie’ tout comme ce fut à une époque Kotto Bass et Marc-Vivien Foé.

Kotto Boss, le majestueux guitariste 
Le guitariste extraordinairement aimé par la masse populaire camerounaise, Kotto Bass, la nuit du 19 au 20 novembre 1996 tombait sous les drapeaux de la culture camerounaise pourtant il venait ainsi d’entamer la colline de sa carrière d’artiste. C’était un choc, la société s’en était émue et c’était aussi, la fin d’une gloire qui n’avait même pas encore commencé.

Marc-Vivien Foé









Marc Vivien Foé, le 26 juin 2003, au cours de la Coupe des confédérations de la FIFA, s'écroula les yeux révulsés sur le terrain du stade de Gerland de Lyon en France durant le match du Cameroun contre la Colombie. Transporté à l’hôpital, il mourait 30 minutes après, sous les couleurs du Cameroun sur le champ du sport.  [pic 3]

Aujourd’hui, c’est Charles Ateba Eyene, qui laisse la masse populaire camerounaise orpheline de sa pensée libérale et audacieuse.   

Au demeurant, je n’ai personnellement pas connu la personne de Charles. Je ne le connais pas pour dire vrai mais j’ai été depuis 2012 touché dans la profondeur de mon âme pour ses positions révolutionnaires, ses attaques directes et froides contre ses camarades du parti dans lequel il était l’un des fervents militants, chose qu’on trouve très rarement chez nos compatriotes tellement la peur au ventre confisque coutumièrement les idées audacieuses qu’ils engrangent en eux.    

Chaque Africain en général,  et en particulier chaque citoyen issu des pays africains du Congrès de Berlin, a une orientation personnelle et une personnification de son existence. Est-ce que je ne le dis pas très souvent, « La Pensée est synonyme de l’Action. En refusant de penser, de consacrer son énergie cérébrale pour participer à la marche du monde, c’est faire abstraction de soi au monde, à ce qu’être un sujet ontologique, c’est exister...».

Pour moi, j’ai fait de l’Afrique ma pierre angulaire, mon sacrifice existentiel et j’ai longtemps refusé de m’ingérer ou de m’intéresser des questions intérieures, d’un pays africain peau de panthère, fut-ce mon propre pays parce que j’ai jugé, à titre personnel, que mon combat n’y était pas ; il est celui de la libération de l’Afrique des mains de ces êtres vivants qui pensent que l’humanité entière leur appartient. Pour moi, une Afrique continentale à la chinoise serait la fin de mon histoire, mon rêve le plus extrême et le plus absolu.

Scène de crime du journaliste Jules Koum Koum
Chez Ateba Eyene, c’était d’abord le Cameroun débarrassé du clientélisme, des sectes, des pratiques mafieuses de gestion du bien public, des pratiques de sorcellerie qui  devenaient déjà le quotidien des camerounais, trop pesant et trop ridicule pour un pays qui se veut la locomotive d’une Afrique centrale (en pleine décapitation). Il était sur un pied de combat comme avant lui le Cameroun a connu le journaliste Jules Koum Koum qui dénonçait déjà les sectes et les réseaux mafieux. On se souvient que celui-ci était tragiquement mort écrasé par un grumier. On peut penser aussi à l’écrivain Mongo Beti ou au Cardinal Christian Tumi qui continue de mener ces combats.

Dr. Charles, ce jeune homme, vaillant, téméraire, opiniâtre savait du fond de son cœur qu’il avait bien avant pactisé avec le diable mais qu’il avait fait un repenti public et un mea culpa (sortir de la caverne) pour s’engager sur la voie de la dénonciation, de la mise sur le marché public des grands fléaux qui ne font pas avancer le Cameroun vers la voie de son émergence telle que souhaité par le président national de son parti, notre Président de la République M. Paul Biya.

A lui tout seul, il s’était mis contre lui et portait en lui seul le fardeau de sa guerre contre les sectes, la sorcellerie ouverte exposée dans les cités camerounaises, et surtout l’évasion financière vers les paradis bancaires étrangers par les hobereaux du régime de son mentor.

Depuis 2012 si je m’en tiens à ce que j’avais retenu de lui lors de son passage sur une chaîne de télévision privée camerounaise, il investiguait sur les comptes bancaires de certains hauts dignitaires de la république avec son armée électronique, aujourd’hui en moins d’un an, le voilà qui voyage dans les ténèbres, emportant avec lui le secret de ses enquêtes qui aurait peut-être permis à l’Etat du Cameroun de ramener quelques milliards de nos francs qui font la beauté et la fierté de l’économie de nos donneurs de leçons de démocratie et de bonne gouvernance.  

Pourquoi la jeunesse camerounaise ne s’interrogerait-elle pas sur les causes de sa mort ?

Les premiers diagnostiques révèlent que Dr. Charles Ateba Eyene souffrait d’une insuffisance rénale.

On s’est très bien qu’au Cameroun, quelqu’un de l’envergure de Charles ne mourrait pas d’une telle maladie déjà parce que pour lui, il était à l’abri du besoin ; aussi il n’est pas question de moyens insuffisants ou limités pour son traitement, il en avait à suffisance et ensuite parce que, une telle maladie trouverait un traitement quelle que soit la dimension du traitement qu’il devait suivre. 

Il est bien évidemment à prendre en compte que la personne, est un être vivant, et qu’il est ou était vulnérable comme tous les autres vivants et qu’il pouvait succomber d’une mort quelles que soient les circonstances lorsque c’était « écrit », il doit mourir ce jour… même si je suis un peu très éloigné de cette idée de la fatalité.

Pour la plus part de jeunes que j’ai rencontrés depuis l’annonce de ce décès, il ne fait l’idée d’aucun doute, Charles Ateba comme ils l’appellent, « est mort pour eux », parce qu’il a osé combattre les poids lourds du régime et ceux-là ont décidé de lui faire payer… d’ailleurs, ne disait-il pas de son vivant : "je veux mourir pour les miens d'abord avant de songer mourir pour le bien de tout le monde. Ma mort sera la contribution que je souhaite apporter au changement de ce pays. Nous devons bâtir un pays indestructible qui va lutter pour le bien de tout le monde; un pays patriotique riche et non égoïste, sorcier, sectaire et tribaliste... » Et que je cite aujourd’hui aussi Sandi Bilong sur le réseau social Facebook, sa page d’accueil « c'est bien dommage, ce départ subit de Charles… je l'ai déjà dit et je le redirai toujours. [Ils] ont tué Charles Ateba. Ces sorciers, ces buveurs de sang et mangeurs de chair humaine, ces adeptes du culte du diable, ces fils et filles de Lucifer, ces disciples du diable ont eu raison de Charles Ateba. [Il] avait bien voulu les combattre, mais, comment combattre quelqu’un avec qui tu manges tous les jours, comment combattre celui avec qui tu dors dans le même lit? Charles voulait combattre ces fausses élites du sud oubliant qu'il était très jeune dans un groupe trop vieux. (…) [Ils] n'ont pas accepté l'arrogance de cet enfant et sa franchise. [Ils] ont voulu le faire partir du comité central et ont croisé le fer avec Semengue [le général Pierre Semengué, ex-chef d’état major de l’armée camerounaise] son oncle. il fallait trouver un autre moyen et lequel? La lâcheté. Oui, je dis bien la lâcheté, car ils ont tous peur de la vérité. Voila le crime de Charles Ateba… ». C’est tout dire l’hystérie collective qui va s’en suivre jusqu’à l’enterrement prévu pour le 29 mars 2014 de ce jeune compatriote mort sous les couleurs pour sa lutte contre le braconnage politique au Cameroun.

Charles Ateba Eyene, fort soutien du Président Paul Biya.

Le Président Paul Biya, Président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), est, quoi qu’on dise tout de lui, l’homme qui a su fabriquer une jeunesse camerounaise battante avec un style tout aussi particulier. De cette jeunesse est issue le jeune Charles Ateba (42 ans, reste à confirmer), qui mordicus et jusqu’à l’annonce de sa mort le 21 février dernier, lui vouait tout attachement.

Son combat était articulé et résumé autour du Président Paul Biya. Toutes ses dénonciations étaient mises en avant pour le dédouaner de quelques maux graves dont souffre le Cameroun.  On se pose bien la question de savoir pourquoi le père de la nation n’aurait-il pas été un père protecteur de Charles quand on sait, que lui-même sait que cet enfant de son système devait être la cible potentielle de certaines personnes influentes autour de son régime.

Je ne saurais continuer - au hasard - à plancher sur un sujet aussi sensible que celui-ci mais qui touche la discrétion du Chef de l’Etat camerounais quand on sait que, le père de la nation camerounaise qu’il a su bâtir de ses mains depuis 82, a une manière particulière et singulière de soutenir la jeunesse qui lui est fidèle.

Est-ce que le Président de la République pouvait faire autrement si effectivement, il était écrit dans l’agenda céleste de Charles, que « Charles, tu Me Retourneras ce 21 février 2014 »… Charles aurait été de cette jeunesse qui ne recule pas, même au péril de sa vie et en se sacrifiant pour son pays, s’est sacrifié pour sa propre famille laissant une progéniture malheureuse mais qui est et sera fière d’avoir vu un père combatif, héroïque et irréversible.    
       
Cette mort émouvante de Charles devrait faire penser le Président de la République du Cameroun, que le pire est à venir car Charles incarne de nombreux autres jeunes que certaines personnes n’acceptent pas facilement en eux l’émergence d’une pensée contradictoire… d’autres jeunes sont sur la liste, Dr. Owona Nguini Mathias, Dr. Hilaire Kamga, Patrick Psapack, Banda Kani, Dr. Alain Fogué Tédom et bien d’autres dont je ne peux citer le nom peut-être par oubli mais qui incarnent l’avenir d’un Cameroun futuriste mais que les hobereaux du système souhaitent voir taire à jamais.

C’est cette nouvelle élite que le Président Paul Biya devrait protéger et derrière elle, protéger l’ensemble de la jeunesse camerounaise qui est « le fer de lance de la nation » le disait-il dans l’une de ces allocutions à l’adresse de la jeunesse de son pays.

Qui était Charles Ateba Eyene ?
news.mboa.info écrivait sur son site internet le 15 mars 2013 que, Charles Ateba Eyene est un individu pluridisciplinaire et fort actif sur tous les fronts. Il est un acteur de la vie politique et intellectuelle les plus en vue de sa génération. Connu pour ses livres engagés et parfois polémiques, est aussi reconnu comme un membre très actif du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc), le parti politique au pouvoir pour lequel il est encore l'un des communicateurs. Avec les élections sénatoriales qui connaissent leur grande première au Cameroun, Charles Ateba Eyene n'a pas hésité à se présenter devant les médias comme candidat au Sénat du Cameroun où il compte amener des « révolutions » comme l'on lui connait.

Auteur de plus de 15 livres ayant connus les uns les autres un succès franc, Charles Ateba n'a vraiment jamais couvert d'éloges les éditeurs nationaux qui pour lui ont des lacunes : manque de professionnels, de comité de relecture, de moyens... Mais, il précise que c'est grâce à la vente de ses livres qu'il gagne aisément sa vie, bien qu'il soit également fonctionnaire du ministère des Arts et de la Culture.

Mais c'est dans les années 1970 que Charles nait d'une mère ménagère et d'un père qui était un technicien des eaux et forêts à l'Est du Cameroun au sein d'une famille polygamique pas aisée. Après ses études primaires, Charles devient un acteur très prolifique sur le plan estudiantin. Il cumule à son actif plusieurs diplômes notamment un doctorat en Communication Politique ; une licence en Lettres Modernes Françaises, un diplôme en Inspection de la Documentation...

Par contre son goût pour la politique lui est impulsé par son père - jadis membre du Rdpc. Charles forge ses armes lors des ses études secondaires et universitaires où il séduit de par ses discours, son éloquence et sa franchise. Justement ce dernier caractère lui a conféré souvent quelques foudres directes. Dans l'un de ses ouvrages il a dénoncé ce qu'il a qualifié de micro-tribalisme du Paul Biya, parlant de la balkanisation de la région du Sud. Dans son livre « Le Cameroun sous la Dictature des Loges, des sectes, du magico-anal et des réseaux mafieux...», il a accroché la franc-maçonnerie du Cameroun ; ce qui lui a valu de vives critiques tant des franc-maçons, de la presse que d'acteurs politiques. Dans « Les paradoxes du pays organisateur », Charles « tape » sur les élites qui profitent du régime en place, ne voulant pas perdre leurs privilèges et leurs postes, mettent des « moyens » pour y parvenir.

Malgré certaines controverses sur sa personne, Charles Ateba Eyene reste une personnalité assez appréciée des jeunes ; ce qui lui a d'ailleurs valu d'être été élu en 2012 comme étant la personnalité préférée des camerounais par le Groupe Multimédias Presse Force One à travers les numéros de l'annuaire téléphonique, choisis au hasard dans les dix régions sur un échantillon de 2000 citoyens, conformément aux référentiels scientifique des instituts d'étude d'opinion TNS-Sofres et BVA.

A la famille du Dr. Charles Ateba Eyene…

Patience à la famille du défunt, patience aux progénitures de Dr. Charles Ateba Eyene, au lieu d’adresser à cette famille mes condoléances, je dis ‘Honneur à Charles Ateba Eyene’ et ‘Vive le Cameroun’, car c’est sur le terrain du combat qu’il est tombé. De sa maladie, qu’elle ait été normale ou provoquée, Charles est tombé sur le champ de l’honneur en défendant de l’intérieur notre pays.

Il n’est pas mort vainement, il est mort pour un combat loyal et il entre à jamais dans l’histoire du Cameroun, notre beau pays.

Charles, bravo ! C’est ma manière à moi ici de te rendre hommage… Que la Terre de nos Aïeux te soit légère !

jeudi 13 février 2014

Critique de la politique française en Afrique

Par Gilbert Nkamto,

L’Afrique d’aujourd’hui comme celle d’il y a un demi-siècle ne diffère pas ni selon l’époque (aucun contraste entre l’époque coloniale, des indépendances et de l’après-indépendance) ni selon la globalisation telle qu’elle a été orientée par les USA après la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 (démocratie : multipartisme, liberté d’expression, alternance).

L’Afrique et particulièrement l’Afrique francophone se retrouve après toutes ces années (entre 1945-2014), plus de 69 ans après  en train de subir les mêmes maux comme si le mauvais sort s’était juste  emparé de cette partie du continent. Comme conséquence, elle reste toujours en proie aux conflits politiques inespérés et empêtrés dans des guerres stériles qui accompagnent l’évolution de cette zone géographique africaine  vers l’abîme.

Ces régions  - Afrique CEDEAO, Afrique CEMAC- sont  des « zones volcaniques à forte intensité » dont le « cratère » porte le nom de France.  Dès que les volcans sont en activités, les séismologues c’est-à-dire les locataires de l’Elysée sont les seuls à pouvoir déterminer s’il faut ouvrir le cratère ou le fermer. Et au fil de l’histoire, depuis que, par le fait du chaos et des circonstances, l’Allemagne de Hitler a perdu la Seconde guerre mondiale, la France a continué à escamoter les richesses africaines, à avilir sa population et à conduire ces zones vers l’abîme.

Si pour certains Africains, la prière et l’abandon du « pour soi » sont devenus les seuls signes de résignation à la fatalité, si pour d’autres , le désir d’exister et donc de faire chemin avec la France par la traîtrise, le culte de soumission aveugle, la castration par des sectes venues de la métropole française pour bénéficier des faveurs de cette France orgueilleuse de son histoire coloniale, il n’en demeure pas moins que pour d’autres, il vaudrait mieux mourir en martyrs-héros que de se laisser animaliser par ces fauves humains de notre ère.


Aujourd’hui plus que jamais, la France devrait s’interroger sur sa place dans cette Afrique qui tend à vouloir prendre ses distances. Si elle ne sait pas s’interroger, il y a des raisons évidentes qu’il faudrait mettre au devant de la scène pour que cette France comprenne justement pourquoi, elle n’est plus la bienvenue en Afrique en général et particulièrement en Afrique francophone. Dans le cas contraire, le France ferait ce qu’aucun pays n’ait jamais fait dans son histoire, faire de toute la population française, une population militaire de sorte que, partout où un français se retrouve en Afrique, qu’il soit militaire… soit un militaire français pour un habitant africain et à ce prix, l’enjeu est énorme, le coût aussi.    

QU’EST-CE QUI EXPLIQUE CETTE PRUDENCE AFRICAINE LA OU SE TROUVE LA FRANCE EN AFRIQUE ? 

Ce que la France ne sait pas c’est que même dans les plus hautes sphères de décision au sommet des pays africains où elle a installé ses marionnettes, elle n’est pas la bienvenue. Pourquoi ?

1- La France ne respecte jamais ses engagements et elle ne donne pas l’occasion à ses pantins de promouvoir une politique visant l’intérêt général. Sa politique vise à duper ses vis-à-vis, à les calomnier, à les laisser tomber lorsqu’elle ressent une simple envie de vouloir faire mieux, ou de vouloir s’affranchir de sa tutelle pour le bien de son peuple. Elle aime être le devant et le derrière des Africains et de leurs pantins avec en prime qu’on l’appelle le bon samaritain qui vient au secours des pauvres, donc des Africains qu’elle appauvrit derrière ses politiques coloniales d’invasion et de prédation.  

2- La France infantilise l’Afrique. Son enseignement qu’elle a su apporter à l’Afrique est l’histoire de Mamadou et Bineta qui apprennent à lire le Français. Ou le conte d’un blanc debout devant des jeunes nègres aux pieds nus, le ventre ballonné, portant des habits en haillons dans une salle de classe faite de pailles dans une brousse africaine où à un angle est accrochée une lampe tempête et en dessous, une table du maître portant le cartable et les ardoises des enfants nègres qui y ont dessiné en lettre les mots A, B, C… déformés. Dans ce processus d’infantilisation de l’Afrique depuis 69 ans, la formation intellectuelle qu’elle a pu donner à ses pays francophones de l’Afrique c’est : la métaphysique, l’Art et la culture, la religion, la démocratie, les partis politiques, les biens mal acquis ; sa formation scientifique, a été par-dessus tout le VIH-SIDA, la pornographie, les mauvaises mœurs ; sa formation agricole, culture du café-cacao, banane, hévéa et la déforestation, enfin sa formation industrielle, création des industries de bière et de vin de qualité... les exemples sont légions… 

COMME CONSEQUENCES DE CETTE INFANTILISATION DE L’AFRIQUE FRANCOPHONE …

a) lorsque dans la classe politique africaine il n’y a pas d’entente, au lieu de s’asseoir autour d’une même table pour trouver une solution comme les populations indigènes le font au quotidien sous l’arbre à palabres, elle se dirige à Paris pour y trouver une solution.

b) les maux les plus connus dans la santé publique c’est le VIH, les IST, et aujourd’hui, il est plus conseillé à l’Africain d’aimer et de s’accoupler avec son semblable du même sexe car c’est ça la modernité et la globalisation.

c) il faut que l’Africain s’investisse dans la culture du café et du cacao pour ne pas affamer la France qui ne vit que de la chocolaterie, idem pour l’hévéa pour faire tourner Michelin…

d) et après tous ses efforts, il faut s’enivrer dans l’alcool pour faire dormir l’esprit en paix et se relever le lendemain sans soucis… ainsi va la France en Afrique et lorsqu’on est malade, il faut prendre le vol – si le visa est permis – pour aller trouver des spécialistes de santé à la métropole française.

Pour la France, l’Afrique n’a été pensée que dans le sens de l’avilissement des mœurs et de la personne africaine et tout ce qu’elle a pu trouver pour elle c’est le rêve, la délation, le mensonge et l’humiliation écartant de la pensée noire toute logique de science, de technique et de la technologie qui soutient tout développement scientifique, industriel, économique et militaire.  

Ce cliché qui a longtemps caractérisé l’Afrique francophone et  qui continue malgré tout de traduire le mal être de l’Africain est sans doute l’élément de trop qui fait dire à l’Afrique francophone, prophète France, ton règne est terminé.

Mais il y a des rêveurs qui continuent de croire dans les arcanes du pouvoir en France que l’Afrique d’aujourd’hui est celle du passé où elle viendra au prix du canon, des bombes, des assassinats ciblés, des génocides reprendre le contrôle de nos destins collectifs pour continuer à nous avilir et à nous laisser pour compte. 

LA COMPOSITION DE LA MAYONNAISE FRANÇAISE EST CONNUE DES AFRICAINS.

La France elle-même aujourd’hui est surprise de la réussite sociale africaine même si ce n’est que quelques exceptions africaines.

Certains colons français, qui avaient tourné le dos à l’Afrique dans les années 90, en menant des politiques hostiles aux jeunes Africains - à rappeler qu’avant 1990, la France était la première destination des Africains pour les études et le tourisme – savaient que l’Afrique était mal partie comme l’avait déjà démontré l'agronome René Dumont dans son livre « L'Afrique noire est mal partie » paru en 1962.

24 ans après, lorsque ces mêmes colons refont une visite en Afrique, ils s’étonnent que l’Afrique soit en train d’évoluer radicalement vers la voie de son émergence et de son développement tous azimuts : des autoroutes par ci, des infrastructures sociales par là, des unités d’industries qui naissent au quotidien, ce qui réveille accidentellement les fauves de leur sommeil.

Pour rappel, dans le ‘Rapport Védrine la France et l’Afrique’, Hubert Védrine, cet homme politique qui me rappelle tristement le sang des Rwandais, cet homme d’une perfidie énigmatique lorsqu’il aborde le sujet des Africains, cet homme célèbre en France mais qui pour nous autres Africains devrait être en train de croupir dans les geôles de la CPI, c’est cet homme qui revient à concocter la science de la reconquête coloniale africaine.  Lisons ce qu’il dit dans son rapport… feuilletons la page 96, au bas de page, il dit : « Aujourd’hui, il faut aller plus loin et plus vite. La relation économique avec l’Afrique nécessite une véritable remobilisation afin que la France retrouve sa place dans la compétition qui se joue en Afrique. Pour ce faire, la France doit pleinement assumer ses intérêts en Afrique. »

La France doit pleinement assurer ses intérêts… il faut alimenter les guerres, tuer, piller car il s’agit des intérêts de la France… 

Justement, Hubert Védrine se trompe de l’époque. Il faut aller plus loin et plus vite mais où était-il depuis la deuxième guerre mondiale ou encore moins, depuis 1990? Ce monsieur se trompe car l’Afrique qu’ils avaient abandonnée s’est résolument tournée ailleurs et ses intérêts dépassent désormais le seuil de ses pantins positionnés en Afrique… il n’y a plus seulement des Africains formés en France, il y a des Africains formés en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Russie, en Chine et dont les visions sont diamétralement opposées à la chère France et à ses pantins préposés aux commandes de nos destinées. 

LA REVOLUTION ASYMETRIQUE

Les Africains gagneraient mieux désormais à coopérer ensemble et à dénoncer. La révolution africaine des Années 90 en marquant l’histoire africaine de son empreinte a ouvert un nouvel horizon à nos peuples. A sa marque, se sont ajoutées les nouvelles technologies et la télévision par satellite qui sont des points boomerangs de notre époque contre cette France imbue de sa puissance…  elles nous auraient mal servi il y a 24 ans mais elles nous servent aujourd’hui pour déballer au grand jour les œuvres macabres de cette France et de ses pantins sur le continent. Elle n’arrive plus à dissimuler ses preuves, elle ne sait plus comment et par où manipuler la jeunesse africaine notamment dans les pays où le taux d’alphabétisation a dépassé le taux de scolarisation de 65 à 80% de la population. Le gri-gri français est tombé dans l’eau.  

L’Afrique doit être vigilante, les Africains doivent être vigilants car la France veut exploiter les prouesses de sa sale guerre en Libye pour prendre à contre-pieds les pays africains qui s’obstinent à ne pas suivre le meilleur exemple infligé à Laurent Gbagbo et à Kadhafi.

Si la France ne peut pas venir derrière les élections qu’elle a montées de toutes pièces avec ses collabos dans les territoires jadis ses zones d’influence, elle viendra par le soutien humanitaire aux manifestants. Elle a des tactiques obsolètes qu’elle utilise à tort ou à raison pour remplir son cahier de charge et l’une d’elle « la revendication pacifique des reformes », et la plus osée, c’est la lutte contre la contrebande ou l’islamisme ou l’islamophobie… comme si d’un revers, la France était devenu sauveur de l’Islam et des musulmans.

Dans sa tactique, elle équipe ses collabos sur le terrain et les arrange à porter soit les tenues militaires de l’armée loyale ou celles de la police, de la gendarmerie ou de la douane… pour vu que ce soit en rapport avec un organe d’oppression du gouvernement contre lequel elle a des comptes à régler.

Ses hommes, utilisent les armes contre la population, ils tirent à tout va et contre n’importe qui, qui peut se trouver là à ce mauvais moment… il y a dans cet élan, ses gens qui filment soit avec des téléphones portables ou des cameras qu’ils postent sur des réseaux sociaux anonymes qui sont repris par l’AFP, France 24, Euronews, etc. et l’opprobre est jetée contre le gouvernement ciblé… les morts sont comptés aux torts exclusifs du gouvernement. Ensuite arrive le pompier France soutenu par la ‘communauté internationale’ (le Conseil de sécurité des Nations-Unies) pour effectivement engager une mission humanitaire pour protéger la population civile… et c’est comme ça que la France se réinstalle derrière sa mission humanitaire et impose son pantin derrière une élection collée à la joue, qui nargue le peuple.
Voila comment la guerre humanitaire de la France s’est initiée en Libye, et c’est comme cela qu’elle va continuer à faire dans les pays qu’elle veut conquérir à tout ailleurs comme le recommande le génocidaire Védrine.

OU LA FRANCE GAGNERAIT-ELLE A S’INSERER EN AFRIQUE ? 

La première chose qu’attendent les Africains de la France, ce pays historiquement au cœur de la culture africaine après 1945, c’est le transfert de la technologie de la France vers l’Afrique et surtout dans les pays francophones. La France devrait savoir que le développement de l’Afrique est irréversible et qu’avant 2020, avec elle ou sans elle, l’Afrique devrait pouvoir transformer ses matières premières sur son sol.

La deuxième chose que les Africains attendent de la France c’est d’arrêter de torpiller les projets de développement de leurs pays. Que la France cesse de tricher, de mentir et qu’elle mette son expertise de puissance dont elle se réclame en jouant le jeu de la compétition des marchés en Afrique au lieu de venir en pilleurs, en bandits torpiller les marchés déjà engagés par d’autres pays notamment le Brésil, la Chine et l’Inde.

La France elle-même doit cesser de vivre sous le couvert de l’Afrique et se jeter dans la vraie quête technologique et scientifique en devenant comme par le passé, un pole incontournable de la recherche. Elle ne doit pas être quémandeuse des biens et des richesses des autres états (Qatar, Arabie Saoudite, Cote d’ivoire, etc…).

Il faut le dire, il faut le répéter, la France a tellement réduit les pays francophones africains au bas de l’échelle qu’elle a cru à un moment de son histoire que l’Afrique était son grenier. Dans sa mission, elle n’intéresse l’Afrique que lorsqu’il s’agit de faire miroiter la vie de rêves aux Africains à travers le PMU (pari mutuel urbain, course à chevaux), les pari-foot bref tout ce qui est fait pour dépouiller l’Africain de son être. 

Cette France doit revoir une énième fois sa politique d’immigration tournée contre l’Afrique, elle doit considérer les pays africains comme des partenaires et non des dominés de l’histoire. Dans cette vision, l’Afrique sera la bienvenue à la France et aux citoyens français.

ET L’AFRIQUE DES AFRICAINS…

Après la démystification de l’homme blanc par les Africains juste aux lendemains de la première et la seconde guerre mondiale, il n’y a plus de raisons valables pour que l’Africain continue de courber l’échine devant un Français. Ils ont fait les mêmes écoles, les mêmes sciences métaphysiques et ont soutenu les mêmes thèses. Il est question aujourd’hui que l’Africain accepte sa couleur de peau, sa nature et son environnement social et géographique pour se lancer dans la reconstruction de son patrimoine.

L’un des combats africains de notre ère, c’est le dogme culturel français. Les Africains doivent savoir que RFI, TV5, France 24, CFI et tous les instituts français en Afrique ne sont pas là pour révolutionner l’Afrique. Ils sont là pour détruire le tissu culturel africain et doivent être les premières cibles des Africains dans leur quête d’autonomie. A cela doit s’y opposer le boycott en valorisant les moyens culturels africains dans nos pays, nos quartiers et nos régions pour reprendre en mains nos destins collectifs.  

L’éveil de la conscience africain est irréversible et l’Afrique plus que jamais doit faire dire à la France que sa ‘puissance africaine’ était celle d’une autre époque…

Gilbert NKAMTO (*)

Photo : Une Afrique qui prend conscience …
Couverture du CD ‘A bas la françafrique’. Compilation signée Céd', avec plus de 70 artistes venus de la France, de Belgique, de Suisse, du Gabon, de Guinée, du Maroc, du Togo, de Côte d'Ivoire, du Sénégal ... STOP A LA FRANCAFRIQUE et à toute forme de colonisation !!
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Correspondant du CEREDD à Tripoli, puis Yaoundé.
Secrétaire général du Conseil Panafricain du MDPR /
Mouvement démocratique panafricain pour la renaissance
Administrateur d’EODE Zone Afrique

dimanche 26 janvier 2014

# CEREDD / OBAMA ATTEND LES AFRICAINS A LA MAISON BLANCHE …

Gilbert NKAMTO pour le CEREDD /
Centre Européen de Recherches et d’Etudes sur la Démocratie Directe /2014 01 25 /

Qui aurait cru ? Barack Hussein Obama - cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique - vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014.

Cette annonce a fait l’effet d’un boom dans les présidences africaines mais elle a pris au dépourvu les présidences européennes qui croyaient avoir leur pleine souveraineté en Afrique et dans ces « contrées ».

Ce qui est très surprenant, c’est le fait que les présidences africaines sembleraient avoir gagné le pari sur l’Europe et que leur directoire de communication serait en harmonie avec la Maison Blanche. Elles ont accueilli favorablement l’annonce et seraient en train de se préparer pour cette rencontre ô combien historique pour chacun des présidents africains qui recevront l’invitation des mains des ambassadeurs américains auprès de leur pays respectifs pour se rendre à la Maison Blanche, poser auprès d’Obama.

À ce jour, aucun chef d’état africain ne s’est prononcé, encore moins l’Union africaine, pur objet de décor de l’Afrique depuis 2011, sur sa participation « éventuelle » ou « pas éventuelle ». Tous ont gobé l’annonce et dans leurs antichambres ils seraient en train de s’en enorgueillir…

Il apparaît que ce soit un rêve pour certains leaders africains qui n’avaient jusqu’ici eu le privilège que de poser auprès d’un Sarkozy (parti) ou d’un Hollande (partant) ou de Hu Jintao l’ex-président chinois. Cette fois, ce serait le comble pour ceux-là, d’avoir été à Pékin, Paris, et Washington et pourquoi ? Pour représenter leurs villages et contrées et non les « pays » africains du point de vue du Congrès de Berlin.

REVENONS AU PROBLÈME DE FOND !

Dans le mode opératoire du prédateur qu’il est, le président des USA a appâté les dirigeants africains en faisant semblant de respecter la politique de l’UA (dont les décisions ont permis d’exclure la Guinée Bissau et l’Egypte… tout comme les sanctions de l’UA sur Madagascar ne sont pas encore levées malgré les élections qui viennent de s’achever). Il a aussi évité de fâcher Londres – son allié de tous temps - en refusant d’inviter Mugabe, l’homme africain qui a mis à nu les pratiques du Commonwealth et les désirs coloniaux britanniques d’obscurcir le Zimbabwe et les états-africains qui furent sous l’influence de la Grande Reine britannique.  

Au lieu que l’UA s’insurge sur une telle annonce qui crée des différences entre Africains, elle est restée muette comme elle en a l’habitude de le faire lorsque l’Afrique est malmenée par les fauves en quête de leur pitance en Afrique et ne s’agite que lorsque les conséquences sont ténébreuses pour les Africains.

Aucun Africain digne et respectueux de l’éthique africaine, n’accepterait une telle humiliation surtout lorsqu’il s’agit des leaders qui, en notre temps, sont les leaders de l’Afrique indépendante… je souligne ici la figure de Robert Mugabe. Qu’il ne soit pas sur la liste des invités, les autres chefs d’Etat africains devaient se poser des questions sur l’intention du prédateur noir de la Maison Blanche.


Pire encore, c’est le prédateur noir, l’homme qui, pour une première fois dans l’histoire de l’Afrique, a déversé plus de 8000 bombes à uranium appauvri et/ou enrichi sur le sol africain, c’est cet homme là, qui vient inviter les Africains pour soi-disant « ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre les Etats-Unis et l’Afrique ». L’homme noir que les grands fauves de l’Amérique ont utilisé pour assassiner plus de 200.000  Libyens et tuer l’homme le plus aimé de l’Afrique, le Colonel Kadhafi. Que les Africains acceptent de se rendre à la Maison Blanche, ils y vont pour leur village et contrée mais pas pour représenter l’Afrique. 

QUEL ENSEIGNEMENT CES LEADERS AFRICAINS VEULENT LAISSER A LA POSTERITE ?

Ils ont perdu le sens de l’Honneur et le reste du monde en profite pour les traiter en moutons d’abattoir. Ils sont pitoyables dans leur être lorsque tous les ans ils se rendent en longue file indienne dans les capitales étrangères pour faire la salle de classe devant un professeur dont le nom est à tour de rôle : France, Chine, Inde, et aujourd’hui, USA.

Qu’avons-nous fait pour mériter un tel sort ?

Est-ce que ces dirigeants africains ne peuvent pas abandonner leur souveraineté à l’UA pour se rendre en duo, UA-USA, UA-CHINE, UA-FRANCE, UA-INDE, UA-ETC… pour résoudre les problèmes de l’Afrique. Quel est ce malheur qui frappe sur le front des Africains, qui, chaque fois doivent être la risée des autres nations ? J’ai du mal à être dans la peau de ces chefs d’état sans gloire ni honneur. 

ET LE PRÉDATEUR ?

Ce que les Africains n’ont pas compris, là où les Latino-Américains ont déjà pris leurs distances, c’est que ces leaders noirs ne connaissent pas les enjeux mondiaux de l’heure ou bien, ils le savent mais créent les conditions pour pourrir l’Afrique après eux.

Les USA n’ont jamais été un partenaire fiable. Ils ont toujours dupé, fait croire au paradis aux peuples du monde, mais ce paradis s’est toujours transformé en enfer de l’enfer. Les pays Latino-Américains en sont bien avertis, l’Iraq, l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye, la Syrie actuelle en sont des illustrations éloquentes.

Au lieu que nos leaders s’en prennent à leur soif d’invitation du Noir de la Maison Blanche, qu’ils remuent leurs méninges et renvoient l’ascenseur à l’UA, en déclinant l’offre et en laissant à l’UA, le soin d’aller à la Maison Blanche parler d’une seule voix pour l’Afrique, si l’opportunité d’y être en vaut vraiment la peine suivant l’agenda africain de l’heure.

Aucune sécurité extérieure ne sera bénéfique pour l’Afrique sauf si ce sont les Africains eux-mêmes qui en conjuguent les efforts. La sécurité des USA pour l’Afrique c’est l’insécurité totale…

Il est clair que mon analyse ne changera jamais l’avis de ces chefs d’Etat avides de notoriété. Ils sont prêts à payer le prix du diamant pour se payer le luxe en se ruant à Washington poser auprès du noir-blanc africain de la Maison Blanche, qui est détesté lui-même aujourd’hui par les Noirs américains pour ses basses œuvres dans le monde et aux Etats-Unis même.

DE MÉMOIRE : OBAMA, L’HAMEÇON DES PRÉDATEURS DE LA MAISON BLANCHE POUR LES AFRICAINS…            

Lorsque cet homme arrive au pouvoir lors de son premier mandat, il montre immédiatement un désintérêt pour l’Afrique. Lors de sa première visite africaine qu’il effectue au Ghana en juillet 2009, il tance les chefs d’Etat africain et les traite de despotes, des infréquentables… puis lors de son discours à Accra il sermonne nos « despotes » africains tel et si bien que l’on n’aurait pu imaginer que ce serait encore lui, cinq ans après, qui les convoquera à la Maison Blanche.
 
Bref, il revient aux leaders africains de soigner leurs images écornées en refusant de jouer le jeu des impérialistes. Ces gens viennent toujours avec des idées sincères… vous croyez que vous êtes en train de consommer un bon poisson mais à la grande surprise, vous trouvez une vipère vivante – somnolant dans votre plat prête à vous mordre l’œsophage.

Et pour paraphraser Louis Farrakhan, « Ne pensez pas qu'ils n’ont pas l'intention de vous voler ce qui se trouve sous votre pied ! Leurs actions ne sont pas à votre avantage, mais à leur avantage (...).  Leur jeu est toujours le même. Ils n'ont jamais changé, et ils ne changeront pas maintenant. Le serpent peut se débarrasser de la « vieille peau », mais la "nouvelle peau" qu’il revêt reste la même: il apparaît juste «frais» et «neuf». »

Gilbert NKAMTO (*)
Photo : Manifestation contre Obama à Pretoria, Afrique du Sud, le 28 juin 2013.
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Correspondant du CEREDD à Tripoli, puis Yaoundé.
Secrétaire général du Conseil Panafricain du MDPR /
Mouvement démocratique panafricain pour la renaissance
Administrateur d’EODE Zone Afrique

mardi 24 décembre 2013

« OPERATION OURAGAN DANS LE DESERT » OU LE COUP D’ETAT IMPERIALISTE CONTRE KHADAFFI

# ELAC & ALAC WEBSITE / « OPERATION OURAGAN DANS LE DESERT » OU LE COUP D’ETAT IMPERIALISTE CONTRE KHADAFFI 

Robert MBELO pour ELAC Website /
2013 12 23 / 1ère édition en mars 2011 /


ELAC Website publie une réédition mise à jour de l’excellente analyse de Robert Mbelo (*), camarade de Combat du MEDD-MCR et ami de Luc MICHEL, qui est aussi un des Africains qui ont sauvé l’honneur en défendant la Jamahiriya avec les Comités ALAC …
C’est une analyse de la destruction de la Jamahiriya vue par un Africain et au travers d’une vue large qui lie ces événements à d’autres en Afrique, en RDC et dans la région des Grands Lacs notamment.

INTRODUCTION

L’Occident dans son avidité et sa cupidité a toujours eu recours aux grands mensonges pour se justifier et justifier sa forfaiture. On le perçoit clairement au travers du coup d’état militaire que la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont opéré en Libye contre le Colonel Kadhafi, ou ils prétendaient aller sauver des civils Libyens. Mais seuls les naïfs se sont laissés avoir par cette justification simpliste et simplette.  Car, attirés par l’odeur du pétrole de très bonne qualité, l’Occident  a recouru a ces genres stratagèmes pour s’adjuger la manne pétrolière des Libyens comme ils avaient déjà  fait  main basse sur celui de l’Irak et de  l’Afghanistan.

I.- QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES

Ainsi, pour mieux comprendre les velléités réelles des occidentaux dans le monde, nous devons faire recours à l’Histoire.

A.- LA CROISADE

Il est donc clair que ce que nous appelons « première croisade » n'était pas appelée ainsi par ses contemporains. Du point de vue musulman, les croisades ne sont d'ailleurs pas perçues comme une nouveauté, mais comme la continuation de la lutte contre l'Empire romain d'Orient, qui durait depuis plusieurs siècles. Pourtant, il est aussi évident que les contemporains ont eu très tôt conscience que la croisade n'était pas un simple pèlerinage armé ni une opération militaire comme les autres mais bien une réalité différente, alliant les caractéristiques du pèlerinage à Jérusalem aux impératifs d'une guerre pour la défense de la foi.

Pendant son incarcération après le putsch de Munich, Hitler rédige Mein Kampf qui expose son programme politique mais surtout sa vision de la supériorité de la race aryenne (allemande) sur les autres races, tels les juifs par exemple. En 1935, les Lois de Nuremberg sont mises en place qui excluent les juifs de la citoyenneté allemande, les empêchent de pratiquer certains métiers et de se mêler à la population allemande. Ils doivent porter des étoiles jaunes pour être distingués dans la rue. Cette politique aboutit à la nuit de cristal le 9 et 10 novembre 1938. Mais Hitler vise aussi d’autres populations de par sa vision raciste : les noirs, les tsiganes, les aliénés, les handicapés, les homosexuels…

B.- L’OPERATION « EL Dorado Canyon

C’est une opération militaire américaine de bombardement menée par l’US Air Force, l’US Navy et les Marine Corps contre la Libye le 15 avril 1986. Aussi appelée « bombardement de la Libye par les États-Unis », elle fut menée en représailles de l'attentat à la bombe, en 1986, d'une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des militaires américains (ndlr : faussement attribué à Kadhafi). Critiquée par plusieurs pays et approuvée par d'autres, elle a abouti à un accord de compensation monétaire entre la Libye et les États-Unis en 2008.
Pendant l'attaque, quelques bombes manquent leur cible, frappant ainsi des sites diplomatiques et civils de Tripoli. Quelques soldats libyens désertent leur poste par peur, alors que les officiers libyens ont tardé à donner des ordres. Les tirs anti-aériens libyens commencent après que les appareils soient passés au-dessus des cibles.
Le but officiel de ces destructions était d'envoyer un message et, en même temps, de réduire les capacités de la Libye à aider et à entraîner des terroristes. Ronald Reagan avait a l’époque prédit que si nécessaire, les Etats-Unis le feront à nouveau.

C’est ce qui arrive aujourd’hui. Le gouvernement de la Libye avait déclaré a cette époque que les États-Unis étaient victimes de l'arrogance et du pouvoir et voulaient devenir les policiers du monde. Il avait ajouté que tout groupe qui refusait de devenir un vassal américain était un hors-la-loi, un terroriste et un démon. Le mouvement des non-alignés a condamné l'« acte d'agression lâche, flagrant et fait sans provocation ». La Ligue arabe a exprimé sa rage envers les États-Unis et, selon elle, cette attaque a renforcé l'anarchie dans les relations internationales. L'assemblée des chefs de l'Union africaine a affirmé que la tentative délibérée de tuer des Libyens violait les principes de la loi internationale.

Le gouvernement de l'Iran a fait valoir que l'attaque démontrait une politique d'agression, de diplomatie de canonnières, un acte de guerre, et a demandé un boycott politique et économique des États-Unis. D'autres ont perçu les intentions des États-Unis comme une tentative d'éliminer la révolution libyenne. La Chine a affirmé que l'attaque américaine a violé les normes de relations internationales et a aggravé les tensions qui existaient dans cette région. L'Union soviétique a affirmé qu'il y avait un lien évident entre l'attaque et la politique américaine visant à ruiner la révolution libyenne. La Chine a affirmé que l'attaque américaine a violé les normes de relations internationales et a aggravé les tensions qui existaient dans cette région. L'Union soviétique a affirmé qu'il y avait un lien évident entre l'attaque et la politique américaine visant à augmenter l'agitation et de créer de nouveaux foyers de tension, tout en déstabilisant les relations internationales. L'Allemagne de l'Ouest a affirmé que les disputes internationales doivent être résolues par la diplomatie et non les armes. La France a aussi critiqué le bombardement. Les États-Unis avaient reçu a l’époque, l'appui du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, d'Israël.

II.- LE MONTAGE DU COMPLOT DE 2011 CONTRE KHADAFI

Profitant de la crise en Tunisie et en Egypte ou là, de vrais problèmes sociaux se posaient, l’occident avait saisi la balle au bond pour enfin se débarrasser de Kadhafi afin de s’adjuger la manne pétrolière dontregorge la Libye. C’est la CIA qui a tout monté et organisé. Mais pour ce faire, ils ont eu recours aux services de Nicolas Sarkozy dépeint comme « le président français le plus pro-américain depuis la Seconde guerre mondiale ». Au point d’avoir envisagé en 2006, avant son élection, l’envoi de troupes françaises en Irak dans le cadre d’une "force internationale". A son, tour, il a eu recours aux services de Bernard-Henri Levy pour accomplir la basse besogne d’amener a l’Elysée un « interlocuteur » marionnette qui plaisait à l’Occident.

A.- LA CABALE DE LA FRANCE ET DE L’UNION EUROPEENNE

Accélération diplomatique dans la crise libyenne, Nicolas Sarkozy, à l’initiative de Bernard-Henri Lévy, recevait à l’Elysée les représentants des insurgés de Benghazi, fief de la révolte. Et reconnaissait le Conseil national libyen (CNL) comme seul représentant légitime du pays.
Rappelons que Bernard-Henri Lévy,(1) dès son retour de Lybie, fut un des premiers à demander cette reconnaissance en lançant un appel à la communauté internationale, aux plus hautes instances de l’état français, « Les Libyens doivent gagner eux-mêmes leur indépendance », avait-il martelé. « Mais bombardons les trois bases militaires d’où décollent les avions de Kadhafi qui peuvent faire tant de mal ».

Son message a été entendu. La France, rejointe par la Grande-Bretagne, organisait « des frappes aériennes ciblées » non pas sur la Libye mais sur un, deux ou trois aéroports. « Si le Conseil de sécurité nous en donne le mandat je suis favorable à empêcher les avions de la mort de décoller », avait ajouté le chef de l’Etat . Ce qui fut fait.

BHL  initiateur de cette rencontre ? S’il n’a « rien organisé du tout », c’est lui qui avait « suggéré » la rencontre entre les représentants du CNL et Nicolas Sarkozy. « J’ai appelé le Président », raconte Bhl. En lui disant : « j’ai rencontré des hommes qui me semblent tout à fait remarquables, ce sont les dirigeants de la Libye libre. Accepteriez-vous de les recevoir ? Le président m’a répondu ‘oui’ ». Ce tournant dans la crise libyenne fut immédiatement en une de tous les médias.  Nous vous proposons de (ré)entendre les différentes interventions de de Bernard-Henri Lévy. Voici la première, car comment, a l’insu du Ministre des Affaires Etrangères, M. Alain Juppé, une personne privée, fut-il philosophe, peut s’immiscer dans la gestion de la diplomatie française ? Avouez, c’est un peu léger…

C’est pourquoi, nous ne nous attarderons pas ici pour analyser toutes les péripéties mensongères des rencontres occidentales de l’Union Européennes, de l’OTAN, de la réunion de Paris ou de celle de Londres. Par contre, nous nous intéresserons aux abstentions russes et chinoises lors du vote de la résolution autorisant le coup d’état contre Kadhafi ainsi qu’à la position de  Ligue Arabe et de celle de l’Union Africaine.
En analysant les événements, on comprend tout. Il s’agit d’une conspiration du mensonge, car comment se fait-il qu’un soulèvement populaire se soit transformée en quelques heures en une insurrection armée, puis a une rébellion et à la fin aux préparatifs d’un coup d’état contre Kadhafi ? Nous percevons la, l’organisation d’un complot visant a l’assassiner avec ses fils, comme ils l’ont fait avec Saddam Hussein.

B.- LE ROLE DE LA CIA AU CAIRE EN EGYPTE

Poste très important pour la CIA en raison de la position de l’Egypte sur la scène moyen-orientale, et du fait que c’est le seul pays d’Afrique du monde arabe à avoir signé les accords de paix avec Israël à Camp David. D’où l’on comprend aisément le rôle de premier plan que joue la CIA au Caire.

Ce poste surveille la Libye : c’est cette antenne de la CIA au Caire qui avait préparé dans les années 1980’ le dossier visant à renverser le Colonel Kadhafi notamment par le raid américain à Benghazi, raid qui avait coûté la vie à sa fille ;
C’est ce poste qui avait préparé le dossier de Loockerbie et du DC 10 d’UTA, et dont BHL prétendait que « la Libye avait (aurait) reconnu sa culpabilité » (Lire les déclarations de BHL dans le journal du dimanche du 6 mars 2011).

Ce poste surveille aussi le Soudan, c’est lui qui avait préparé le bombardement de l’usine de produits pharmaceutiques de Khartoum. Aujourd’hui, c’est ce poste qui gère le dossier du Darfour, où d’importants gisements de pétrole ont été découvert. Et donc les motifs qu’invoque souvent le Secrétaire Général de l’ONU, Mr Kofi Annan, lorsqu’il parle de la famine et autres cas humanitaires sont mensongers. On ne peut plus lui faire confiance, lui qui a laissé faire le génocide rwandais, et qui laisse faire le génocide congolais qui s’élève actuellement à 6 millions de morts.

C.- L’INFILTRATION DES MERCENAIRES D’AL QAIDA DANS « LA REBELLION »

1.- HISTORIQUE

Al-Qaïda veut dire « a Base »en arabe, mouvement islamiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama Ben Laden en 1987.  Cest à partir du 11 septembre 2001 qu’Al-Qaïda s’est mis à jouer en première base (pour reprendre les termes du base-ball), dans la section terrorisme, sous-section ‘ennemi de l’Occident’.

L’Occident et ses leaders démocratiques ne considérèrent pas Al-Qaïda comme une organisation terroriste, ni Ben Laden comme un assassin sanguinaire, avant les années 1990, car jusqu’à cette date, ils n’avaient « terrorisé » et « assassiné » que des Russes, les « grands ennemis » de l’époque pour l’Occident.  Même que certains « chuchotent » que la Base fut construite par les Étasuniens en réponse à l’invasion soviétique de l’Afghanistan de 1979. Il semble que les Étasuniens aient toujours aimé jouer avec le feu, autant que le répandre.

Ainsi, l'opération cyclone (1979 à 1987) est une opération militaire géopolitique américaine secrète initiée par le président Jimmy Carter en 1979 et menée par la CIA pour armer les moudjahidines afghans contre l'URSS au cours de la guerre d'Afghanistan (1979-1989). Durant la guerre froide (1947 à 1991) entre les États-Unis et l'Union soviétique, à la suite du coup d’État communiste en Afghanistan de 1978 puis de l'entrée soviétique en Afghanistan en 1979, le président des États-Unis, Jimmy Carter annonce que « l'invasion soviétique de l'Afghanistan est la plus grande menace pour la paix depuis la Seconde Guerre mondiale ». Déjà, l’art des formules choc.  Art porté aux nues dans les mains de la belliqueuse administration Bush, mais encore davantage dans celles du président ‘pacifique’, nobélisé, Barack Obama. Il est impératif de plonger dans les eaux troubles de ces opérations clandestines et de cette époque complexe pour comprendre vraiment, complètement et non partiellement, le phénomène Al-Qaïda. Étudier le soi-disant ‘terrorisme islamiste’ en faisant abstraction de toutes ses relations, passées et probablement présentes, avec les gouvernements occidentaux, c’est comme essayer de comprendre le réchauffement climatique en faisant abstraction du soleil.

2.-LE COUP D’ETAT DE LA ‘COMMUNAUTE INTERNATIONALE’ EN LIBYE

Le guide libyen Mouammar Kadhafi ne considérait pas que ce qui arrive chez lui - et que l’on brandit comme une guerre civile - ou mieux une révolution. Mais loin d’être une improvisation, comme on en a vu en Tunisie ou ailleurs à travers le monde. C’est ainsi qu’il accusait de nouveau et principalement Al-Qaïda d’être à l’origine de la "crise" libyenne et dénonçait l’ingérence de la communauté internationale. Celle-ci à travers la France avait précipitamment pris le parti des insurgés en exprimant son soutien au Conseil national libyen formé par les insurgés. Or les pays membres de la communauté européenne, on s’en souvient, sont restés divisés quant à l’option d’une intervention militaire étrangère en Libye jugée contre productive par d’autres pays.

En effet, ceux que l’occident qualifie alors de « rebelles libyens », ce sont en effet des mercenaires d’Al-qaida recrutés à la va-vite par la CIA pour combattre le Colonel Kadhafi. Ils sont pour la plupart des Egyptiens, des Afghans, des Irakiens, des Saoudiens, des Soudanais, des Pakistanais et tant d’autres, que les medias occidentaux présentent comme des insurgés libyens ou des rebelles, selon les moments. Et donc, lorsque l’armée régulière libyenne se défend contre ceux-ci, on entend ci et la les responsables occidentaux dire et répéter que « He (Kadhafi) is killing his own people » (Il est en train de tuer son propre peuple) pour justifier leurs interventions qui sont en fait une agression contre la Libye par des bombardements sauvages et des destructions méchantes des villes libyennes. Par conséquent, le Colonel Kadhafi se trouvait dans son bon droit légitime d’exercer les pouvoirs régaliens pour défendre son pays contre une invasion étrangère.

Et,  en tant que Chef de l’Etat (de facto), il était en train d’exercer ses fonctions régaliennes traditionnelles qui fondaient l'existence même de l'État libyen et qui ne faisaient, en principe, l'objet d'aucune délégation et dont personne ne pouvait les lui dénier.

Ces fonctions régaliennes sont au nombre de quatre :
- Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire ;
- Assurer la sécurité intérieure et le maintien de l'ordre public, avec, notamment, des forces de police ;
- Définir le droit et rendre la justice ;
- Détenir la souveraineté économique et financière en émettant de la monnaie, notamment par le biais d'une banque centrale.

Alors on se demande pourquoi, les occidentaux qui se disent détenteurs des valeurs morales civilisatrices de la Chrétienté, de probité morale et intellectuelle, qui savent distinguer LE BIEN du MAL s’en soient réduits alors à se renier et inverser  le sens et la valeur des mots sur lesquels repose leur civilisation ? Eux qui sont venus « civiliser les peuples sauvages de part le monde », comment peuvent-ils susciter et inciter des peuples à faire du mal alors qu’ils ont toujours milite a faire du bien ?

Ici, j’ouvre une parenthèse :
Comment peuvent-ils soutenir une rébellion ?
Qui est en fait une infraction commise contre l'autorité publique et consistant en une attaque ou en une résistance avec violence ou voies de fait envers certains fonctionnaires ou officiers publics agissant pour l'exécution des lois, des ordres ou ordonnances de l'autorité publique, des mandats de justice ou pour l'exécution d'une décision de justice (La rébellion est plus sévèrement punie si elle est commise en réunion ou avec arme) …
Comment peuvent-ils soutenir une mutinerie?
Qui est en fait une insurrection, une émeute, une sédition, une révolte, un soulèvement, une insubordination et une désobéissance contre un ordre établi …
Comment peuvent-ils soutenir une insurrection qui est en fait une action de s'insurger, de se soulever contre le pouvoir établi pour le renverser ?

Comment  peuvent-ils soutenir ces antivaleurs alors qu’elles sont sévèrement réprimées chez eux ?
1.- Souvenez-vous de la chasse aux communistes aux Etats-Unis et l’exécution en 1953. des epoux Rosenberg pour le simple fait d’avoir été soupconnés d’être des communistes.
2.- Bloody Sunday ? qui s’en souvient encore de ce jour du dimanche 30 janvier 1972 ou l’armée anglaise a massacré des Irlandais du Nord qui réclamaient leurs droits démocratiques d’être independants ?
3. Que dire de la répression des Corses par l’armée et la police francaises ?...

En effet, ce qui intéressait l’Occident, c’est la fortune totale libyenne - qui s'élèverait à 120 milliards de dollars (87 milliards d'euros) accumulés sur trente ans, avance Hasni Abidi, directeur du centre d'études et de recherches sur le monde arabe (Cermam) - et le pétrole. C’est pourquoi, l’occident ne veut plus alors lâcher prise, il va continuer à bombarder les positions sensibles de la Libye et même des sites civils pour faire disparaître Kadhafi , ses fils et son entourage immédiat, afin de se jeter voracement sur son argent logé dans des Banques américaines et en Suisse, et faire main basse sur son pétrole.

L’ONU avalise le grand hold-up et organise le gel des avoirs libyens :
« Décide que le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, et décide également que tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu » 

III.- LA COMPLICITE DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET REGIONALES

A.- LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS-UNIES

Après les nombreux événements violents qui ont marqué la deuxième moitié du Vingtième siècle, le génocide arménien, l’holocauste juif et les massacres de la seconde guerre mondiale, la communauté internationale se fixe désormais le but de maintenir une paix durable dans le monde. C’est dans ce contexte que l’ONU est née en 1945 à la conférence de San Francisco. Son but principal est de développer la coopération multilatérale entre les États, mais surtout de conjurer le fléau de la guerre qui gangrènait l’ordre international.

Dés lors, pour régler leurs différends, les États peuvent dans un cadre multilatéral parvenir à un accord au lieu de recourir à la violence ou aux conflits armés. En ce sens, pour mener à bien sa mission de maintien de la paix dans le cadre de la sécurité internationale, de résolutions et de prévention de conflits, l’ONU s’est dotée d’institutions spécialisées comme le Conseil de Sécurité. Toutefois, malgré tout ce dispositif, l’idéal d’un monde sans guerre reste toujours un mirage. Le conseil de sécurité, dont la structure est toujours contestée et contestable, semble enfreindre à ses propres normes procédurales. Il déclenche ou ordonne une guerre à tout va pour des intérêts supposées ou réels de certains de ses membres qui le composent tout en faisant fi de la diplomatie préventive, pourtant préalable à toutes formes de recours à la force.

Le vote de la résolution 1973 adoptée par le Conseil de Sécurité le 17 mars 2011 illustre bien la complicité de l’ONU dans le coup d’état ourdi par l’occident contre le Colonel Kadhafi.

1.-L’EXPLICATION DU VOTE DE LA RESOLUTION 1973. RAPPEL HISTORIQUE

Depuis la création de l'ONU, la majorité des veto au Conseil de sécurité ont été exercés par l'Union soviétique. Depuis la chute du Mur de Berlin, les États-Unis ont été ceux qui ont le plus fréquemment utilisé ce droit de veto. En effet, entre 1946 et 2006, on constate une inversion entre les États-Unis et l'Union soviétique (puis la Russie) puisque, dans les trois premières décennies, les premiers ont utilisé ce moyen seulement 12 fois (dont aucune fois dans les deux premières), contre 113 fois pour les seconds, alors que dans les trois dernières décennies les premiers en usèrent 70 fois, contre 10 fois pour les seconds (dont deux dans la dernière décennie).

En 15 ans (entre 1989 et 2004), 19 veto ont été mis dont :
États-Unis : 13 fois (11 fois par rapport à Israël, 1 fois par rapport à la Bosnie-Herzégovine, 1 fois par rapport au Panamá)
Union soviétique puis Russie : 3 fois (2 fois par rapport à Chypre, 1 fois par rapport à la Bosnie-Herzégovine)
Fin février 2007, le veto a été utilisé 261 fois avec, par ordre d'importance :
123 fois par l'Union soviétique/Russie;
82 fois par les États-Unis;
32 fois par le Royaume-Uni;
18 fois par la France;
6 fois par la Chine.

Fin février 2007, le veto avait été utilisé 261 fois avec, par ordre chronologique :
1945-1955 : 83 fois;
1956-1965 : 31 fois;
1966-1975 : 33 fois;
1976-1985 : 60 fois;
1986-1995 : 37 fois;
1996-2005 : 13 fois;
2006-2007 : 4 fois.
Parmi ces veto, un bon nombre (59) furent des refus d'admission de nouveaux membres, principalement par l'Union soviétique et surtout dans les deux premières décennies (membres généralement admis ultérieurement).

2.--LES ABSTENTIONS DE LA RUSSIE, DE LA CHINE ET DE L’ALLEMAGNE

La Russie et la Chine se sont abstenues, mais n’ont pas exercé leur veto : il ne faut pas croire qu’elles manifestent là un abandon de leur doctrine de la souveraineté : juste que Kadhafi ne dispose réellement d’aucun soutien, et que ni Moscou ni Pékin ne voient l’intérêt de se commettre auprès de quelqu’un d’aussi imprévisible. Cela peut aussi indiquer qu’ils disposent de renseignement démontrant la fragilité, malgré tout, du régime Libyen.

En effet, pour la Russie, le fait d’appartenir au G8 lui offre une place privilégiée d’être enfin « considérée » comme un Etat « fréquentable » au sein de la Grande Europe et surtout le fait qu’elle entretient de très juteuses relations commerciales avec l’Union Européenne à qui elle fournit le gaz.

Quant a la Chine, devenue  le premier créditeur de l'état américain, devant le Japon, et qui s’impose comme la 2eme puissance économique mondiale, elle ne voulait pas offusquer les Etats-Unis avec lesquels elle entretient de très bonnes relations commerciales et financières.
Les deux pays se sont abstenus tout en sachant que même s’ils auraient oppose leurs veto, les Etats-Unis avec leurs allies européens auraient trouve toujours un moyen de se passer du Conseil de sécurité et d’agir comme ils l’ont planifié.

L’Allemagne, donc, n’en est pas et s’est abstenue. Cela ne surprendra pas vraiment et montre que sa direction en Europe ne peut être qu’économique et que si elle est devenue, un peu malgré elle, exportatrice de sécurité, Angela Merchkel se refuse toujours à une politique de puissance « classique ». Ca c’est l’explication officielle. Mais en fait, après une cuisante défaite historique à Stuttgart, ou son parti, la CDU, était à la tête du Land depuis 1953, politiquement affaiblie, elle n’avait plus l’autorité morale d’engager l’Allemagne dans une telle aventure. Elle voulait aussi marquer son autonomie d’action vis-à-vis de l’ennuyeux et ombrageux Nicolas Sarkozy.

Des critiques qui font écho aux réserves de la Chine, qui s'était abstenue lors du vote au Conseil de sécurité des Nations unies. "La Chine a observé les derniers développements en Libye et exprime ses regrets à propos des attaques militaires", a déclaré Pékin. La Chine souhaite éviter "une escalade du conflit militaire conduisant à de nouvelles pertes de vies civiles", a ajouté un porte-parole du gouvernement. "Il est inadmissible d'utiliser le mandat du Conseil de sécurité […], afin de mener à bien des objectifs qui vont clairement au-delà de ses dispositions, prévoyant uniquement des mesures pour protéger la population civile."

La Russie, qui s'était également abstenue lors du vote de la résolution, avait appelé ensuite la coalition internationale à cesser de recourir à la force de manière "non sélective" et de faire ainsi des victimes civiles en Libye. Un communiqué de la diplomatie russe estimait que les frappes aériennes sont "des attaques qui ont aussi été lancées sur des objectifs à caractère non militaire". Un centre médical, spécialisé en cardiologie, a également été en partie détruit et des routes et des ponts ont été endommagés par les frappes, selon Moscou.

3.- LA FAIBLESSE DE LA LIGUE ARABE

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, s'était déjà prononcé le samedi 12 mars 2011, pour l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen, lors de la réunion extraordinaire de la Ligue arabe sur la Libye. Onze ministres des Affaires étrangères avaient participé à la réunion. Amr Moussa avait déjà reçu le soutien des six pays du Conseil de la coopération du Golfe. L'intervention des armées américaine, britannique et française avait cependant suscité de vives critiques de la Ligue arabe. Et de s’exclamer : "ce qui se passe en Libye diffère de l'objectif d'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils".

Quelle hypocrisie ? Il a été d’accord avec les Américains parce que ces derniers, ou du moins la CIA lui avait promis son soutien pour les prochaines élections présidentielles en Egypte et ce soutien avait un prix…Livrer la Libye et Kadhafi. Ensuite il a versé des larmes de crocodile, mais il oubliait qu’un principe de droit stipule que : « Nemo auditur turpitudinem allegans » expression latine désignant la règle selon laquelle « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Par conséquent, les forces de « la coalition » internationale avait reçu le blanc-seing de la ligue arabe qui leur donnait ce droit d’agresser la Libye et d’évincer Kadhafi du pouvoir afin de placer a sa place des marionnettes a leur dévotion.

Les Etats-Unis ont alors répondu indirectement à la Ligue arabe. "La résolution approuvée par les Arabes et le Conseil de sécurité des Nations unies inclut 'toutes les mesures nécessaires' pour protéger les civils, ce qui, nous l'avons bien dit, inclut une zone d'exclusion aérienne tout en allant au-delà", a déclaré un porte-parole de Barack Obama à l'agence Reuters. Encore, et toujours des mensonges.

4.- LA COUARDISE DE L’UNION AFRICAINE

Une fois de plus, l'Union africaine a été humiliée sur sa propre terre, par les soi-disant puissances démocratiques qui  ne pensent qu'à réaliser leurs desseins machiavélique. En utilisant la force d'une manière aveugle et en refusant la possibilité à l'Union Africaine d'aller négocier avec Kadhafi a Tripoli, la coalition ne se différençiait pas par sa méthode des dictateurs.

Cette opération était non salvatrice mais destructrice, et les pays voisins ont rapidement du commencer à s'inquiéter des conséquences. L’Union africaine, méprisée à cause de son inactivisme par les démocraties barbares d’occident, est restée isolée.

Elle est incapable de gérer l’agression du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi en République Démocratique du Congo, ou plus de 8.000.000 d’innocents Congolais ont trouvé la mort.
Comment la soi-disant communauté international n’a pas jusqu’ici levé son doigt pour traîner Kagamé et Museveni devant la Cour Pénal Internationale pour des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et pour crimes de génocides qu’ils commettent tous les jours a l’Est du Congo ? Comment cette coalition internationale n’avait pas élevé sa voix lorsque deux armées étrangères, celle de l’Ouganda et celle du Rwanda se sont battues 2 fois dans la ville de Kisangani en 1999 et en 2000 ?

Les medias de la Coalition internationale ont voulu nous faire croire qu’une femme libyenne avait été violée en plein Tripoli : ce qui était un montage évidemment. Mais la question que se posent tous les africains est de savoir quand est-ce que cette soi-disant Union Africaine va se décider de suspendre le Rwanda et l’Ouganda de ses travaux pour les crimes qu’ils commettent tous les jours sur les femmes congolaises et dont les images font le tour du monde sans qu’aucun ne s’émeut ? Pour moi, l’Union Africaine est une coquille vide.

La meilleure conclusion sur cette union de façade vient d’une femme africaine Calixte Beyala lorsqu’elle s’était écriée après le bombardement sauvage de cette coalition diabolique sur la Libye en se demandant : « Où sont donc passés les dirigeants africains en ce moment où ils doivent exprimer leur indignation ??? En ce moment où le sol africain est frappé par cette agression dont la finalité apparente est la destruction des infrastructures du peuple libyen au regard des moyens disproportionnés utilisés! L'Union africaine démontre qu'elle est, en fait, un conglomérat bureaucratique qui réunit chaque année des représentants des intérêts divergents qui ne sont pas ceux des peuples africains, pour prononcer des discours filandreux! Tous ces dirigeants caporalisés ne servent que de décor lors des réunions internationales! Ils n'existent pas ! L'Afrique n'existe pas ! Plus de 6 millions de congolais étaient massacrés et privés délibérément de justice! Les commanditaires, dont  le britannique Tony Blair, l'américain Bill Clinton, les exécutants le dictateur ruandais Paul Kagamé et le dictateur ougandais Yoweri Museveni sont intouchables! A l'allure où va le monde, le peuple congolais s'emploiera à rendre justice à tous ses morts oubliés massacrés injustement sous l'égide d'une coalition perverse qui ressemble à s'y méprendre à cette ''coalition''  qui détruit injustement les biens du peuple libyen » .

CONCLUSION

Ce que nous devons savoir est que la CIA avait conjuré la mort de Kadhafi, de ses fils et de ses proches. Celle-ci était programmée. C’est pourquoi, elle a verrouillé toutes les frontières ; terrestres, aériennes et maritimes afin de ne  lui laisser aucune chance de s’enfuir. En premier, elle va chercher a éliminer d’abord ses fils pour qu’il n’y ait plus personne pour le venger ; c’est une élimination de type mafieu dont elle use en pareille circonstance. Le but recherché c’est de s’accaparer la fortune de la Jamahiriya, qui sera partagée entre ceux qui ont monté ce coup d’état et les marionnettes qu’elle placera au pouvoir après ce forfait. Ensuite c’est le pétrole. Plusieurs compagnies anglo-saxonnes dont BP et Exxon ont toujours lorgné en direction des puits de pétrole libyen.

Le Dr Louis Farrakhan dans une interview diffusée sur vidéo You tube le 27 mars 2011 se posait des questions sur les réalisations du Colonel Kadhafi : « Est-ce que Kadhafi utilise les revenus du pétrole pour le bien du peuple libyen ? La réponse est oui ! » .

Luc MICHEL, pilier du soutien à la Jamahiriya, lui précisait ce qui suit : « C’est cet homme et la Révolution qu’il guide que nous soutenons indéfectiblement, dans les bons et les mauvais jours. Parce que Kadhafi est avec le Che la figure de proue du révolutionnaire engagé dans le combat anti-impérialiste comme l’a souligné notamment Nelson Mandela. Parce que son combat pour la dignité et la Causes des Peuples est le nôtre » (Editorial de Luc Michel à l’occasion du 35 e Anniversaire de la Révolution de Moammar Kadhafi : « Pourquoi nous soutenons la Révolution libyenne », in Revue ‘Démocratie Directe’ n°11, 2e série, pp 3-4, mars 2005).

C’est pour quoi les loups impérialistes ne l’entendaient pas de cette oreille, ils voulaient pendre Kadhafi comme Saddam Hussein et ses fils, car comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine dans la fameuse fable : « Les animaux malades de la peste » : « Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue. Qu'il fallait dévouer ce maudit animal Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal. Sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable Rien que la mort n'était capable D'expier son forfait : on le lui fit bien voir. Selon que vous serez puissant ou misérable. Les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir. »

Robert MBELO (*)

Photos : R. Mbelo au Congrès de Fondation du MEDD-MCR (Mouvement Européen pour la Démocratie Directe), en Wallonie, en juillet 2004.
Photo de groupe : (de g. à droite) Djim Ley-Ngardinal (ACTUS, Tchad, secrétaire-général des Comités ALAC en 2011), Luc MICHEL (président-fondateur du MEDD-MCR et des Comités ELAC en 2011), Robert Mbelo.

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(*) Ancien Diplomate de la RDC au Caire en Egypte. Spécialiste des Questions approfondies de Relations Internationales et africaines.